Gaston se gratta la tête en soulevant sa casquette, puis ouvrit le courrier que le facteur venait de lui apporter. En face de lui, Gisèle le regardait anxieusement, son deuxième café à moitié bu. – C'est quoi ? demanda-t-elle, le regard curieux mais inquiet. – C'est un courrier de la coopérative, grogna Gaston. Ils disent que maintenant, le camion ne passera plus chercher le lait. À la place, il faut qu'on se dote d'un tank à lait. Il marqua une pause. C'est comme ça qu'ils appellent ça. – Un tank à lait ? demanda Gisèle, une ombre de perplexité dans les yeux. – C'est une énorme bonbonne, répondit Gaston. Elle peut contenir entre 4 000 et 20 000 litres de lait, voire plus. – Ha ! Et pourquoi ils font ça ? – Ils disent que...