(C’est pas joyeux à lire, vous serez avertis)
J’ai envie de la tuer. Empoigner son cou de mes deux mains, de l’étouffer, pour la faire taire ; pour la chasser de ma vie. Je sais que je regretterai après, mais je veux entendre hurler.
Tout au fond de moi, je la hait. Haine, haine, haine. Et ça fait mal de haïr juste par un besoin d’être quelqu’un, de vouloir recommencer à zéro une vie sociale, juste parce que...
Et j’ai peur d’être trop bas, de chuter, de ne pas être ce qu’on dit de moi. J’ai peur. Je veux atteindre les sommets : je n’y arrive pas.
Je fais ça pour compenser le rien que je suis.
Le mal me dégoûte et m’attire, qu’est-ce que je dois faire ?
Je suis complètement folle. Ça n’est pas nouveau, et je songe que ça ne finira jamais. Le seul moyen de me libérer oscille entre de la douleur ; de la réussite ou alors de l’isolement. Je ne veux pas perdre, mais je n’ai pas la capacité de marcher au sommet.
Au final, je ne me comprend pas, mes pensées basculent sans arrêt pour des conclusions sans sens pour les autres. Alors je me tais, je me retiens, c’est mieux comme ça. J’ai l’impression d’avoir été créé avec le long pied de Pinocchio. Je rêve de choses qui n’arriveront pas.
Chute, silence.
J’ai un esprit trop critique, j’ai l’habitude de haïr avant de comprendre les gens. Ah, et l’imperfection involontaire me perturbe, et le vulgaire est une curieuse chose sans fond.
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Jamais il n’aura autant fallut creuser l’enfer pour se créer un paradis.