Ma première histoire

Salut tout le monde. Je viens de me lancer dans l'écriture. J'ai écris un premier texte, une histoire courte à base de monstre. J'aimerais juste avoir votre avis. Il y a encore quelques fautes d'orthographe, ne faites pas attention à ça, merci d'avance :

CHASSE NOCTURNE


L’homme s’enfonça dans la grotte. Le froid de cette nuit d’hiver était toujours aussi mordant, ce qui lui laissait penser qu’il n’allait pas déboucher sur un espace totalement fermé, ce qui était une bonne nouvelle mais pas assez bonne pour apaiser la peur qu’il ressentait. Il serra contre lui son épée en argent qui allait être son unique alliée dans l’épreuve qui l’attendait. Il continua à arpenter le couloir de roche en faisant attention aux stalactites qui lui arrivaient au niveau des yeux comme si la grotte elle-même essayait de le retenir d’aller plus loin. Il n’avait rien pour s’éclairer et il faisait de plus en plus sombre. Il avançait et faisait des pauses pour laisser le temps à ses yeux de s’habituer à l’obscurité. C’était mieux comme ça, pensa t’il. Une source de lumière aurait été le meilleur moyen de signaler sa présence et il n’y tenait absolument pas. Il vit au loin une vague source de lumière. Une sortie ? déjà ? Il ressentit un courant d’air glacial venant de l’hypothétique sortie qui le fit trembler en même temps que l’armure qu’il avait sur lui. Epaulières, gantelets, jambières, plastron, tout ce métal s’était mis à chanter et cliqueter sous l’effet de ses tremblements qu’il fit cesser aussi sec en espérant que rien ni personne ne l’avait entendu. Il parcouru les quelques mètres le séparant de cette issue lumineuse et déboucha sur une grande chambre souterraine.

Il compris d’où vient cette lumière. Le plafond soutenu par quelques colonnes de roches dispersés dans la salle était entièrement recouvert de brèches laissant filtrer la lumière de la pleine lune et dispersant un éclairage faible mais suffisant. Par une des brèches s’écoulait une chute d’eau qui imbibait tout le sol d’une petite flaque de quelques centimètres mais qui représentait une source de bruit supplémentaire pour l’homme qui redoublait d’effort pour rendre ses déplacements les plus discrets possible. C’est alors qu’il le vit. Au centre de la chambre, une grande masse noire repliée sur elle-même. Le troll était bien là. Les troncs d’arbres brisés, les traces de pas et de sang qu’ils l’avaient mené jusqu’ici, tout son travail de pistage n’avait pas été vain. L’homme se raidit. Le troll n’avait pas remarqué sa présence. Ses grognements ainsi que des bruits de mastication immondes l’accompagnaient. Il mangeait quelque chose mais l’homme n’arrivait pas encore à distinguer quoi (« ou qui » se dit-il). Il commença à le contourner sans s’approcher jusqu’à faire face à son dos bossu et recouvert d’une fourrure aussi noire que l’obscurité. Il jeta un coup d’oeil rapide autour de lui. L’absence d’ossements et de déjections indiquait que le troll n’avait pas fait de cet endroit son repère, ou du moins, pas encore. L’homme se rapprocha silencieusement. Il commençait à avoir un meilleur aperçu de la situation.Le troll était plus grand que ce qu’il espérait. D’habitude les trolls qu’il affrontait étaient un peu plus petits qu’un humain de taille moyenne mais celui-ci devait mesurer un peu plus de 2 mètres. Il était tout en muscle mis à part son bas ventre arrondi indiquant qu’il n’avait pas trouvé beaucoup de difficultés à se nourrir jusqu’à présent. Ses bras étaient plus long que ses jambes et le haut de son corps plus épais que le bas. Les trolls avaient l’ouïe fine mais les oreilles pointues de celui-ci était déjà fixées sur le bruit de la cascade et sur ses propres mâchonnements, ce qui permit à l’homme de s’approcher d’avantage. Il arriva maintenant à distinguer ce que le troll mangeait avec un sentiment d’horreur et à la fois une absence de surprise. Il s’agissait d’un vieil homme. Il était chauve avec une barbe blanche courte et un visage figé sur la dernière expression qu’il eut lorsque le troll lui mit la main dessus. Une expression de terreur. Le troll le tenait par la taille et plongeait ses mâchoires au niveau de son abdomen dont le contenu était exposé à la vue de tous. Les trolls avaient également un odorat très développé mais les narines de celui-ci étaient trop occupées à se délecter des arômes de la chair et du sang de sa victime. L’homme était de plus en plus proche du monstre. Les trolls étaient sensibles aux armes en argent. Si il arrivait à atteindre son cœur en transperçant son dos avec son épée, il pourrait l’avoir en un coup, pensa t’il. Ça devait marcher, ça dev…*CRAC*. L’homme bascula automatiquement son regard vers la source de ce bruit déchirant. Il venait de marcher dans une flaque d’eau gelée. Son regard revint se fixer sur le Troll, sauf qu’il ne voyait plus son dos, mais ses yeux. Des yeux brillants comme ceux d’un chat dans l’obscurité, mais surtout des yeux chargés de haine.

Interrompre le repas d’un troll était un crime passible de mort; l’homme le savait très bien. La barbe barbouillée de sang du troll se mit à trembler et ses mâchoires s’ouvrirent laissant apparaitre des dents espacées, désordonnées mais dures comme de la pierre. Il poussa un hurlement qui résonna dans la caverne. Un hurlement qui pris la forme d’une injonction pour l’homme, un avertissement lui indiquant que l’ultime moment pour choisir entre la fuite ou le combat, entre le courage et la peur était arrivé. Après des secondes paraissant comme des heures, il prit sa décision et dégaina son épée en argent, stabilisa sa posture et attendit que le troll fasse le premier pas. Le troll s’avança vers l’homme. Son pas était lent, ramolli par la digestion mais se faisait de plus en plus rapide grâce à l’énergie de la colère. Les poings serrés, il leva ses bras en l’air pour les abattre sur l’homme qui garda son sang froid malgré sa voix intérieure lui hurlant de s’enfuir. Il esquiva l’attaque au dernier moment par une roulade. Les poings du troll s’abattirent sur le sol, le faisant trembler. L’homme arriva à se réceptionner mais failli chuter à cause des secousses. Le troll regarda sous ses poings, il pensait avoir réussi son coup mais le temps qu’il se rende compte du contraire, l’homme fonça sur lui avec son épée. Le troll eut le réflexe de lever son bras pour se protéger et se le fit transpercer. La lame ressortant de son avant-bras lui arrivait au niveau des deux yeux. il donna un violent coup d’épaule éjectant l’homme en arrière comme un vieux jouet. L’homme tenait fermement son épée, ce qu’il lui permit de la garder avec lui lors de son éjection plutôt que de la laisser plantée dans le bras du troll et de se retrouver désarmé. Son armure encaissa les dégâts de sa chute et il pu se remettre debout très vite. Le troll hurla de douleur et de colère. Il chargea vers l’homme pour l’attraper mais l’homme fit un saut en arrière et donna dans le même temps un coup d’épée rapide. Nouveau hurlement du troll qui se retrouva avec un doigt tranché. Le doigt vola, retomba au sol et se changea en pierre instantanément. Le troll était focalisé sur sa propre douleur. L’homme en profita et chargea pour lui asséner un coup fatal en pleine tête mais le troll repris ses esprits à temps et lança un revers de main qui percuta l’homme au niveau du torse. Il fut projeté en arrière et percuta un mur de roche. L’homme était au sol, face contre terre, avec l’impression d’avoir été percuté par un cheval à pleine vitesse. Sans son armure, il aurait eu le dos brisé. Ses os étaient endoloris et sa vision troublée. Quand il eut repris ses esprits, il rassembla ses forces pour se lever mais le troll l’avait déjà rejoint. La peur l’avait également rejoint lorsqu’il s’aperçu qu’il n’avait plus son épée avec lui. Le troll pris l’homme par la taille. Il l’étudia quelques instants comme un pêcheur devant un poisson fraichement attrapé puis il ouvrit ses puissantes mâchoires et avança la tête de l’homme vers l’intérieur de sa gueule. L’homme sentit l’haleine de charogne émanant du gosier de la bête et détourna la tête. Son regard se planta par hasard sur son gantelet qu’il eut soudain l’idée d’arracher. Il frappa un grand coup avec la pièce d’armure métallique en plein dans le visage du troll qui lâcha sa prise. L’homme parti en arrière et perdit l’équilibre. Il entendit dans sa chute un bruit de féraille. Il tâtonna le sol de ses mains, ressentant une grande bouffée d’espoir et retrouva son épée qu’il avait heurté de son bras dans sa chute. Le Troll fonça sur l’homme alors que ce dernier était encore allongé. Il était plus furieux que jamais, ses hurlements résonnèrent dans toute la caverne. Il s’élança et sauta sur l’homme les poings levés pour le pulvériser. Un ultime cri se fit entendre, puis vint le silence.

Il ouvrit les yeux. Il vit le troll au dessus de lui, embroché par sa lame en argent au niveau du coeur, lame qu’il avait eu le temps de pointer en l’air au moment où le troll sautait sur lui pour l’écraser. L’homme sentit son épée lui glisser des mains. Le troll se laissa tomber sur le côté. Il ne bougeait plus. Sa peau commença enfin à se transformer en pierre, centimètres par centimètres. Il ne resta plus de lui qu’une grosse statue gisante face contre terre, la tête plongée entre ses deux bras croisés et tendus vers l’avant, la lame de l’épée ressortant de son dos telle une plante arrivée à l’apogée de son développement. Impossible pour l’homme de récupérer l’épée. Le gros rocher qu’était devenu le troll était bien trop dur, mais ça n’allait pas poser problème bien longtemps. A cet instant, tout ce qui importait pour lui était de sortir de cette grotte et de retrouver son foyer. Au moment où il se releva, un déluge de sensations jusqu’alors occultées par l’adrénaline lui tomba dessus. Le froid, le poids de son armure, ses os hurlant de douleur jusque dans sa tête, le combat n’était pas terminé pour lui. Il se traina comme un mort-vivant et replongea dans le couloir de roche qui l’avait conduit jusqu’au troll. Pouvoir parcourir ce couloir en sens inverse était un réel soulagement pour lui. Les stalactites menaçant s’étaient changés en bras applaudissant son succès. Il émergea hors de la grotte comme un bébé s’étant fait attendre trop longtemps et profita encore un instant de l’air frais et du silence ambiant. Il attrapa son sac à dos qu’il avait laissé à l’entrée de la grotte pour éviter d’être encombré et en sorti son téléphone satellite. Tout en composant un numéro, il se remit en route. Les crissements de ses pas dans la neige accompagnaient les bips des touches de son téléphone. « Lars, ici Sven. Je l’ai eu, je t’envoi les coordonnées de sa position. Mon épée est resté planté sur son torse, n’oublie pas de la récupérer quand tu auras fini. ».

Lars était le meilleur ami du père de Sven. N’ayant plus l’âge pour se mesurer aux trolls, il faisait le ménage derrière Sven en effaçant toute traces de sa présence et en se débarrassant des cadavres de pierre à l’aide de matériel de démolition. Lars et Sven étaient les seuls à être au courant de l’existence des trolls en dehors des personnes qui les avaient vu en chair et en os et qui avaient emporté le secret dans la tombe. Les deux camarades étaient les derniers membres d’un ordre secret. Un ordre qui existait depuis des générations et qui avait conservé dans le plus grand secret tout un savoir sur les trolls et surtout comment les vaincre. Un savoir bâti sur des fondations de sang. Le sang de bon nombre de chasseurs qui avaient sacrifié leurs vies pour faire en sorte que l’homme reste au sommet de la chaîne alimentaire. Le père de Sven avait révélé à son fils l’existence de cet ordre lors de son 25ème anniversaire. Il avait refusé d’y croire, même lorsqu’il lui avait transmis les documents et les mémoires que l’ordre gardait dans un vieux coffre transportable depuis des siècles. Des documents relatant les mémoires d’anciens chasseurs. Sven les avait lu. Il apprit qu’à une époque reculée, les trolls était connus du public, et les chasseurs étaient beaucoup plus présents qu’aujourd’hui. Avant que l’ordre n’existe, beaucoup d’hommes tentèrent de venir à bout des trolls par leurs propres moyens, sans formations. Certains trolls furent vaincus mais les victoires étaient rares; et lorsque l’on s’aperçu que les trolls étaient toujours plus nombreux chaque hiver, un groupe d’homme s’était rassemblé pour se spécialiser sur l’étude et la chasse du troll. L’ordre était né, puis il grandit et les humains prirent le dessus. Toutefois, les trolls en infériorité s’adaptèrent vite et apprirent à se cacher efficacement et à vivre beaucoup plus en marge de toute vie humaine, mais ils n’en restaient pas moins dangereux. Au fil des années, les trolls tombèrent dans l’oubli et l’ordre perdit ses membres et sa raison d’être. Seule une poignée n’avait pas renoncé et continuait de soutenir les ruines de l’ordre, accumulant un peu de savoir et quelques trophées de chasse au fil du temps. Comme les trolls, l’ordre s’était fait discret et avait fini par jurer de garder ses activités secrètes. Les trolls devaient rester une vague légende. Les gens devaient être protégés des trolls mais également de la peur. Un jour le père de Sven l’emmena à la chasse en compagnie de Lars qui faisait lui aussi parti de l’ordre. Il voulait que son fils voit son premier troll, ce qui arriva. Lars raccompagna ensuite Sven en sureté jusqu’à leur voiture et le conduisit jusqu’à la maison familiale pendant que la père continua la chasse. Il ne pouvait pas expliquer pourquoi mais cette vision du troll avait été comme un électrochoc pour Sven qui décida que la meilleure chose à faire était de marcher sur les traces de son père qui continua à lui transmettre tout son savoir et à l’initier au combat les mois suivants.Alors qu’il continua à parcourir le chemin du retour, Sven croisa du regard toutes les pistes qu’il l’avait mené jusqu’à la grotte. Les traces de sang, les arbres déformés ou brisés par la force du troll, les traces de pas, tout ça lui fit repenser au vieil homme tombé entre les griffes du monstre. Les trolls étaient sans pitiés. Pour une raison inconnue, ils n’apparaissaient qu’en hiver et uniquement pendant la nuit, et se mettaient en chasse de chaire fraiche, s’en prenant aux animaux sauvages et surtout aux promeneurs causant de nombreuses disparitions comme en témoignaient les avis de recherches se multipliant dans le bureau du commissariat de la ville où Sven occupait le poste d’adjoint depuis quelques années. Voir des familles se succéder pour demander si il y avait de nouvelles pistes sur la disparition de leurs proches était un véritable crève-coeur pour lui. Il se doutait bien de ce qui était arrivé à tous ces gens mais il ne pouvait rien dire au nom du serment qu’il avait prêté. Même si le sentiment de devoir la vérité aux familles des victimes lui faisait l’effet d’une démangeaison insupportable. Et puis, après tout, qui le croirait si il avouait toute la vérité ? Et si il en apportait des preuves formelles, que se passerait-il ? Les humains avaient la fâcheuse tendance à sombrer dans la panique face à l’inconnu. Si ils étaient au courant de l’existence des trolls, la peur pousserai certains aux pires stupidités comme partir à la chasse sans préparation ou peut-être provoquer un feu de forêt dans une tentative de piéger les trolls dans leur propre environnement. Non, c’était mieux que personne n’en sache rien. Par ailleurs les trolls savaient se faire discrets. Leur fourrure noire et leur peau gris-sombre était le camouflage parfait pour leurs sorties nocturnes. Ils étaient à l’affût et arrivaient à détecter d’assez loin toute présence humaine grâce à leurs sens développés. Ils ne se déplaçaient que lorsqu’ils étaient surs que personne n’était présent pour les observer. Il était donc relativement facile de garder le secret. Facile et nécessaire se dit Sven, même si il était toujours pris de remords lorsqu’il laissait un proche d’une des victimes volontairement dans le flou concernant l’enquête. D’autant plus qu’il lui arrivait de reconnaitre certains des visages des corps abandonnés par les trolls (si jamais il restait quelque chose à reconnaitre). Le rôle de Sven n’était que de traquer et tuer. Il laissait les corps des victimes être découverts de manière naturelle par ses collègues tout en orientant discrètement l’enquête dans la bonne direction lorsqu’il le pouvait. La version officielle du décès restait globalement la même, à savoir une attaque d’ours, ce qui était crédible étant donné l’état des cadavres que les trolls laissaient derrière eux. Aucun membre de l’ordre n’a jamais su d’où venaient ces monstres. D’anciens membres, ayant été témoins de trolls s’extirpant à coup de poings du sol pour rejoindre la surface ont avancé que les Trolls prenaient vie directement au centre de la terre, comme si la planète elle-même en produisait tel un arbre portant ses fruits pour les relâcher dès l’arrivée de l’hiver. Difficile à vérifier évidemment.Il arriva enfin à son pick-up aux couleurs de la police. Il enleva son armure pour la mettre dans le coffre. Il jeta son sac sur le siège passager et s’installa difficilement au volant, le bruit du cuir de son siège allant de concert avec les cris de douleur de ses os. Il mit le contact et roula. Il se laissa bercer par le ronronnement du moteur. Il était à deux doigts de s’endormir au volant mais ses pensées le maintenait éveillé. Sa femme et son fils étaient déjà couchés depuis longtemps. Il était en route pour les rejoindre mais devait d’abord faire un saut à l’hôpital pour être sur qu’aucune blessure sérieuse n’était à déplorer. Il prétexterai un accident de voiture pour expliquer son état. Voiture qu’il laisserai à une certaine distance de l’hôpital par sécurité, même si il savait qu’aucun médecin ne se donnerai la peine de sortir en pleine rue pour constater une voiture intacte et un mensonge douteux. La culpabilité qu’il ressentait lorsqu’il mentait lui faisait souvent imaginer l’impossible. Il allait servir la même histoire à sa famille en prenant soin encore une fois de garer sa voiture dénonciatrice à bonne distance de la maison. L’inquiétude de sa femme l’empêcherai d’avaler cette histoire avec facilité, mais elle n’aurait pas le choix. Son fils était encore petit et crédule, encore dans l’insouciance. Ça n’allait pas poser problème avec lui. Ce qu’il redoutait par dessus tout à propos de son fils était qu’il allait devoir un jour lui raconter l’histoire du père de famille qui partait à la chasse aux trolls toutes les nuits d’hiver. Aurait-il le courage de le faire le moment venu ? Devait-il passer le flambeau lorsque son fils sera en âge de comprendre ? Devait-il lui transmettre comme héritage la lourde tâche de risquer sa vie pour rendre celle des autres plus sûre ? Lorsqu’il pensait à ces questions, ce n’était pas des réponses qu’il lui venait à l’esprit, mais de la peur, uniquement de la peur. Il alluma la radio qui agit comme un fusible, le protégeant de ses pensées envahissantes. Il s’autorisa une nouvelle fois à remettre ces interrogations à plus tard. Pour l’heure, son corps et surtout son esprit avaient besoin de repos.
 
Chuisbizarre
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JADOOOOOOREEEUUUHHHH
C'EST TROOOP BIEEEN !! Nan sérieusement j'adore ton style d'écriture. On aurait dit un vrai roman ! En plus que j'adore tout ce qui est fantastique et tout ça !
Les mots que tu utilises super bien et avec soin, les comparaisons, tout tout tout. Les descriptions des lieux et des personnages aussi sont super bien détaillées, on arrive sans problème à imaginer !! Bref 🤩🤩🤩
C'est vrai qu'il y a quelques fautes de conjugaison et d'orthographe mais clairement ça ne change en rien la qualité de ton travail 👌✨✨✨
Juste, j'ai des suggestions (et commentaires tout à fait inutile) à faire mdrrr si tu me le permets 😅😂
Tu peux écrire aussi « pensa t-il » c'est aussi correcte 😊
à distinguer quoi (« ou qui » se dit-il).
Tu peux écrire aussi « à distinguer quoi, ou qui, se dit-il. » Enfin juste pour dire que ce que tu as mis en parenthèse tu peux aussi l'écrire sans voilà
ça dev…*CRAC*
Je pense que tu peux reformuler le bruit d'une autre façon. Le genre d'onomatopés comme ça c'est plus pour les BD tout ça
avec l’impression d’avoir été percuté par un cheval à pleine vitesse.
Trop drôle mdrr 😂 (commentaire inutile oui 😅)
Même si le sentiment de devoir la vérité aux familles des victimes lui faisait l’effet d’une démangeaison insupportable.
Tu n'as pas oublié « dire » entre devoir et la ? 😅 A moins que non ;-;
Les humains avaient la fâcheuse tendance à sombrer dans la panique face à l’inconnu.
Tout à fait, je suis d'accord ;-;
.Il arriva enfin à son pick-up aux couleurs de la police.
Tu devrais sauter une ligne entre « Difficile à vérifier évidemment. » et « Il arriva enfin à son pick-up aux couleurs de la police. » pour marquer la transition entre le passé et le présent. Après si c'est juste une faute de frappe c'est pas grave, ne fait pas attention à ce que j'ai dit mdrr 😅

Voilaaa mais ton texte reste extra évidemment 🤩😂
 
Tomajee
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Juste, j'ai des suggestions (et commentaires tout à fait inutile) à faire mdrrr si tu me le permets 😅😂

Tu peux écrire aussi « pensa t-il » c'est aussi correcte 😊

Tu peux écrire aussi « à distinguer quoi, ou qui, se dit-il. » Enfin juste pour dire que ce que tu as mis en parenthèse tu peux aussi l'écrire sans voilà

Je pense que tu peux reformuler le bruit d'une autre façon. Le genre d'onomatopés comme ça c'est plus pour les BD tout ça

Trop drôle mdrr 😂 (commentaire inutile oui 😅)

Tu n'as pas oublié « dire » entre devoir et la ? 😅 A moins que non ;-;

Tout à fait, je suis d'accord ;-;

Tu devrais sauter une ligne entre « Difficile à vérifier évidemment. » et « Il arriva enfin à son pick-up aux couleurs de la police. » pour marquer la transition entre le passé et le présent. Après si c'est juste une faute de frappe c'est pas grave, ne fait pas attention à ce que j'ai dit mdrr 😅

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Merci beaucoup à toi, tout commentaire est bon à prendre.
 
A.Ries
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L’homme s’enfonça dans la grotte. Le froid de cette nuit d’hiver était toujours aussi mordant, ce qui lui laissait penser qu’il n’allait pas déboucher sur un espace totalement fermé, ce qui était une bonne nouvelle mais pas assez bonne pour apaiser la peur qu’il ressentait. Il serra contre lui son épée en argent qui allait être son unique alliée dans l’épreuve qui l’attendait. Il continua à arpenter le couloir de roche en faisant attention aux stalactites qui lui arrivaient au niveau des yeux comme si la grotte elle-même essayait de le retenir d’aller plus loin. Il n’avait rien pour s’éclairer et il faisait de plus en plus sombre. Il avançait et faisait des pauses pour laisser le temps à ses yeux de s’habituer à l’obscurité. C’était mieux comme ça, pensa t’il. Une source de lumière aurait été le meilleur moyen de signaler sa présence et il n’y tenait absolument pas. Il vit au loin une vague source de lumière. Une sortie ? déjà ? Il ressentit un courant d’air glacial venant de l’hypothétique sortie qui le fit trembler en même temps que l’armure qu’il avait sur lui. Epaulières, gantelets, jambières, plastron, tout ce métal s’était mis à chanter et cliqueter sous l’effet de ses tremblements qu’il fit cesser aussi sec en espérant que rien ni personne ne l’avait entendu. Il parcouru les quelques mètres le séparant de cette issue lumineuse et déboucha sur une grande chambre souterraine.

Il compris d’où vient cette lumière. Le plafond soutenu par quelques colonnes de roches dispersés dans la salle était entièrement recouvert de brèches laissant filtrer la lumière de la pleine lune et dispersant un éclairage faible mais suffisant. Par une des brèches s’écoulait une chute d’eau qui imbibait tout le sol d’une petite flaque de quelques centimètres mais qui représentait une source de bruit supplémentaire pour l’homme qui redoublait d’effort pour rendre ses déplacements les plus discrets possible. C’est alors qu’il le vit. Au centre de la chambre, une grande masse noire repliée sur elle-même. Le troll était bien là. Les troncs d’arbres brisés, les traces de pas et de sang qu’ils l’avaient mené jusqu’ici, tout son travail de pistage n’avait pas été vain. L’homme se raidit. Le troll n’avait pas remarqué sa présence. Ses grognements ainsi que des bruits de mastication immondes l’accompagnaient. Il mangeait quelque chose mais l’homme n’arrivait pas encore à distinguer quoi (« ou qui » se dit-il). Il commença à le contourner sans s’approcher jusqu’à faire face à son dos bossu et recouvert d’une fourrure aussi noire que l’obscurité. Il jeta un coup d’oeil rapide autour de lui. L’absence d’ossements et de déjections indiquait que le troll n’avait pas fait de cet endroit son repère, ou du moins, pas encore. L’homme se rapprocha silencieusement. Il commençait à avoir un meilleur aperçu de la situation.Le troll était plus grand que ce qu’il espérait. D’habitude les trolls qu’il affrontait étaient un peu plus petits qu’un humain de taille moyenne mais celui-ci devait mesurer un peu plus de 2 mètres. Il était tout en muscle mis à part son bas ventre arrondi indiquant qu’il n’avait pas trouvé beaucoup de difficultés à se nourrir jusqu’à présent. Ses bras étaient plus long que ses jambes et le haut de son corps plus épais que le bas. Les trolls avaient l’ouïe fine mais les oreilles pointues de celui-ci était déjà fixées sur le bruit de la cascade et sur ses propres mâchonnements, ce qui permit à l’homme de s’approcher d’avantage. Il arriva maintenant à distinguer ce que le troll mangeait avec un sentiment d’horreur et à la fois une absence de surprise. Il s’agissait d’un vieil homme. Il était chauve avec une barbe blanche courte et un visage figé sur la dernière expression qu’il eut lorsque le troll lui mit la main dessus. Une expression de terreur. Le troll le tenait par la taille et plongeait ses mâchoires au niveau de son abdomen dont le contenu était exposé à la vue de tous. Les trolls avaient également un odorat très développé mais les narines de celui-ci étaient trop occupées à se délecter des arômes de la chair et du sang de sa victime. L’homme était de plus en plus proche du monstre. Les trolls étaient sensibles aux armes en argent. Si il arrivait à atteindre son cœur en transperçant son dos avec son épée, il pourrait l’avoir en un coup, pensa t’il. Ça devait marcher, ça dev…*CRAC*. L’homme bascula automatiquement son regard vers la source de ce bruit déchirant. Il venait de marcher dans une flaque d’eau gelée. Son regard revint se fixer sur le Troll, sauf qu’il ne voyait plus son dos, mais ses yeux. Des yeux brillants comme ceux d’un chat dans l’obscurité, mais surtout des yeux chargés de haine.

Interrompre le repas d’un troll était un crime passible de mort; l’homme le savait très bien. La barbe barbouillée de sang du troll se mit à trembler et ses mâchoires s’ouvrirent laissant apparaitre des dents espacées, désordonnées mais dures comme de la pierre. Il poussa un hurlement qui résonna dans la caverne. Un hurlement qui pris la forme d’une injonction pour l’homme, un avertissement lui indiquant que l’ultime moment pour choisir entre la fuite ou le combat, entre le courage et la peur était arrivé. Après des secondes paraissant comme des heures, il prit sa décision et dégaina son épée en argent, stabilisa sa posture et attendit que le troll fasse le premier pas. Le troll s’avança vers l’homme. Son pas était lent, ramolli par la digestion mais se faisait de plus en plus rapide grâce à l’énergie de la colère. Les poings serrés, il leva ses bras en l’air pour les abattre sur l’homme qui garda son sang froid malgré sa voix intérieure lui hurlant de s’enfuir. Il esquiva l’attaque au dernier moment par une roulade. Les poings du troll s’abattirent sur le sol, le faisant trembler. L’homme arriva à se réceptionner mais failli chuter à cause des secousses. Le troll regarda sous ses poings, il pensait avoir réussi son coup mais le temps qu’il se rende compte du contraire, l’homme fonça sur lui avec son épée. Le troll eut le réflexe de lever son bras pour se protéger et se le fit transpercer. La lame ressortant de son avant-bras lui arrivait au niveau des deux yeux. il donna un violent coup d’épaule éjectant l’homme en arrière comme un vieux jouet. L’homme tenait fermement son épée, ce qu’il lui permit de la garder avec lui lors de son éjection plutôt que de la laisser plantée dans le bras du troll et de se retrouver désarmé. Son armure encaissa les dégâts de sa chute et il pu se remettre debout très vite. Le troll hurla de douleur et de colère. Il chargea vers l’homme pour l’attraper mais l’homme fit un saut en arrière et donna dans le même temps un coup d’épée rapide. Nouveau hurlement du troll qui se retrouva avec un doigt tranché. Le doigt vola, retomba au sol et se changea en pierre instantanément. Le troll était focalisé sur sa propre douleur. L’homme en profita et chargea pour lui asséner un coup fatal en pleine tête mais le troll repris ses esprits à temps et lança un revers de main qui percuta l’homme au niveau du torse. Il fut projeté en arrière et percuta un mur de roche. L’homme était au sol, face contre terre, avec l’impression d’avoir été percuté par un cheval à pleine vitesse. Sans son armure, il aurait eu le dos brisé. Ses os étaient endoloris et sa vision troublée. Quand il eut repris ses esprits, il rassembla ses forces pour se lever mais le troll l’avait déjà rejoint. La peur l’avait également rejoint lorsqu’il s’aperçu qu’il n’avait plus son épée avec lui. Le troll pris l’homme par la taille. Il l’étudia quelques instants comme un pêcheur devant un poisson fraichement attrapé puis il ouvrit ses puissantes mâchoires et avança la tête de l’homme vers l’intérieur de sa gueule. L’homme sentit l’haleine de charogne émanant du gosier de la bête et détourna la tête. Son regard se planta par hasard sur son gantelet qu’il eut soudain l’idée d’arracher. Il frappa un grand coup avec la pièce d’armure métallique en plein dans le visage du troll qui lâcha sa prise. L’homme parti en arrière et perdit l’équilibre. Il entendit dans sa chute un bruit de féraille. Il tâtonna le sol de ses mains, ressentant une grande bouffée d’espoir et retrouva son épée qu’il avait heurté de son bras dans sa chute. Le Troll fonça sur l’homme alors que ce dernier était encore allongé. Il était plus furieux que jamais, ses hurlements résonnèrent dans toute la caverne. Il s’élança et sauta sur l’homme les poings levés pour le pulvériser. Un ultime cri se fit entendre, puis vint le silence.

Il ouvrit les yeux. Il vit le troll au dessus de lui, embroché par sa lame en argent au niveau du coeur, lame qu’il avait eu le temps de pointer en l’air au moment où le troll sautait sur lui pour l’écraser. L’homme sentit son épée lui glisser des mains. Le troll se laissa tomber sur le côté. Il ne bougeait plus. Sa peau commença enfin à se transformer en pierre, centimètres par centimètres. Il ne resta plus de lui qu’une grosse statue gisante face contre terre, la tête plongée entre ses deux bras croisés et tendus vers l’avant, la lame de l’épée ressortant de son dos telle une plante arrivée à l’apogée de son développement. Impossible pour l’homme de récupérer l’épée. Le gros rocher qu’était devenu le troll était bien trop dur, mais ça n’allait pas poser problème bien longtemps. A cet instant, tout ce qui importait pour lui était de sortir de cette grotte et de retrouver son foyer. Au moment où il se releva, un déluge de sensations jusqu’alors occultées par l’adrénaline lui tomba dessus. Le froid, le poids de son armure, ses os hurlant de douleur jusque dans sa tête, le combat n’était pas terminé pour lui. Il se traina comme un mort-vivant et replongea dans le couloir de roche qui l’avait conduit jusqu’au troll. Pouvoir parcourir ce couloir en sens inverse était un réel soulagement pour lui. Les stalactites menaçant s’étaient changés en bras applaudissant son succès. Il émergea hors de la grotte comme un bébé s’étant fait attendre trop longtemps et profita encore un instant de l’air frais et du silence ambiant. Il attrapa son sac à dos qu’il avait laissé à l’entrée de la grotte pour éviter d’être encombré et en sorti son téléphone satellite. Tout en composant un numéro, il se remit en route. Les crissements de ses pas dans la neige accompagnaient les bips des touches de son téléphone. « Lars, ici Sven. Je l’ai eu, je t’envoi les coordonnées de sa position. Mon épée est resté planté sur son torse, n’oublie pas de la récupérer quand tu auras fini. ».

Lars était le meilleur ami du père de Sven. N’ayant plus l’âge pour se mesurer aux trolls, il faisait le ménage derrière Sven en effaçant toute traces de sa présence et en se débarrassant des cadavres de pierre à l’aide de matériel de démolition. Lars et Sven étaient les seuls à être au courant de l’existence des trolls en dehors des personnes qui les avaient vu en chair et en os et qui avaient emporté le secret dans la tombe. Les deux camarades étaient les derniers membres d’un ordre secret. Un ordre qui existait depuis des générations et qui avait conservé dans le plus grand secret tout un savoir sur les trolls et surtout comment les vaincre. Un savoir bâti sur des fondations de sang. Le sang de bon nombre de chasseurs qui avaient sacrifié leurs vies pour faire en sorte que l’homme reste au sommet de la chaîne alimentaire. Le père de Sven avait révélé à son fils l’existence de cet ordre lors de son 25ème anniversaire. Il avait refusé d’y croire, même lorsqu’il lui avait transmis les documents et les mémoires que l’ordre gardait dans un vieux coffre transportable depuis des siècles. Des documents relatant les mémoires d’anciens chasseurs. Sven les avait lu. Il apprit qu’à une époque reculée, les trolls était connus du public, et les chasseurs étaient beaucoup plus présents qu’aujourd’hui. Avant que l’ordre n’existe, beaucoup d’hommes tentèrent de venir à bout des trolls par leurs propres moyens, sans formations. Certains trolls furent vaincus mais les victoires étaient rares; et lorsque l’on s’aperçu que les trolls étaient toujours plus nombreux chaque hiver, un groupe d’homme s’était rassemblé pour se spécialiser sur l’étude et la chasse du troll. L’ordre était né, puis il grandit et les humains prirent le dessus. Toutefois, les trolls en infériorité s’adaptèrent vite et apprirent à se cacher efficacement et à vivre beaucoup plus en marge de toute vie humaine, mais ils n’en restaient pas moins dangereux. Au fil des années, les trolls tombèrent dans l’oubli et l’ordre perdit ses membres et sa raison d’être. Seule une poignée n’avait pas renoncé et continuait de soutenir les ruines de l’ordre, accumulant un peu de savoir et quelques trophées de chasse au fil du temps. Comme les trolls, l’ordre s’était fait discret et avait fini par jurer de garder ses activités secrètes. Les trolls devaient rester une vague légende. Les gens devaient être protégés des trolls mais également de la peur. Un jour le père de Sven l’emmena à la chasse en compagnie de Lars qui faisait lui aussi parti de l’ordre. Il voulait que son fils voit son premier troll, ce qui arriva. Lars raccompagna ensuite Sven en sureté jusqu’à leur voiture et le conduisit jusqu’à la maison familiale pendant que la père continua la chasse. Il ne pouvait pas expliquer pourquoi mais cette vision du troll avait été comme un électrochoc pour Sven qui décida que la meilleure chose à faire était de marcher sur les traces de son père qui continua à lui transmettre tout son savoir et à l’initier au combat les mois suivants.Alors qu’il continua à parcourir le chemin du retour, Sven croisa du regard toutes les pistes qu’il l’avait mené jusqu’à la grotte. Les traces de sang, les arbres déformés ou brisés par la force du troll, les traces de pas, tout ça lui fit repenser au vieil homme tombé entre les griffes du monstre. Les trolls étaient sans pitiés. Pour une raison inconnue, ils n’apparaissaient qu’en hiver et uniquement pendant la nuit, et se mettaient en chasse de chaire fraiche, s’en prenant aux animaux sauvages et surtout aux promeneurs causant de nombreuses disparitions comme en témoignaient les avis de recherches se multipliant dans le bureau du commissariat de la ville où Sven occupait le poste d’adjoint depuis quelques années. Voir des familles se succéder pour demander si il y avait de nouvelles pistes sur la disparition de leurs proches était un véritable crève-coeur pour lui. Il se doutait bien de ce qui était arrivé à tous ces gens mais il ne pouvait rien dire au nom du serment qu’il avait prêté. Même si le sentiment de devoir la vérité aux familles des victimes lui faisait l’effet d’une démangeaison insupportable. Et puis, après tout, qui le croirait si il avouait toute la vérité ? Et si il en apportait des preuves formelles, que se passerait-il ? Les humains avaient la fâcheuse tendance à sombrer dans la panique face à l’inconnu. Si ils étaient au courant de l’existence des trolls, la peur pousserai certains aux pires stupidités comme partir à la chasse sans préparation ou peut-être provoquer un feu de forêt dans une tentative de piéger les trolls dans leur propre environnement. Non, c’était mieux que personne n’en sache rien. Par ailleurs les trolls savaient se faire discrets. Leur fourrure noire et leur peau gris-sombre était le camouflage parfait pour leurs sorties nocturnes. Ils étaient à l’affût et arrivaient à détecter d’assez loin toute présence humaine grâce à leurs sens développés. Ils ne se déplaçaient que lorsqu’ils étaient surs que personne n’était présent pour les observer. Il était donc relativement facile de garder le secret. Facile et nécessaire se dit Sven, même si il était toujours pris de remords lorsqu’il laissait un proche d’une des victimes volontairement dans le flou concernant l’enquête. D’autant plus qu’il lui arrivait de reconnaitre certains des visages des corps abandonnés par les trolls (si jamais il restait quelque chose à reconnaitre). Le rôle de Sven n’était que de traquer et tuer. Il laissait les corps des victimes être découverts de manière naturelle par ses collègues tout en orientant discrètement l’enquête dans la bonne direction lorsqu’il le pouvait. La version officielle du décès restait globalement la même, à savoir une attaque d’ours, ce qui était crédible étant donné l’état des cadavres que les trolls laissaient derrière eux. Aucun membre de l’ordre n’a jamais su d’où venaient ces monstres. D’anciens membres, ayant été témoins de trolls s’extirpant à coup de poings du sol pour rejoindre la surface ont avancé que les Trolls prenaient vie directement au centre de la terre, comme si la planète elle-même en produisait tel un arbre portant ses fruits pour les relâcher dès l’arrivée de l’hiver. Difficile à vérifier évidemment.Il arriva enfin à son pick-up aux couleurs de la police. Il enleva son armure pour la mettre dans le coffre. Il jeta son sac sur le siège passager et s’installa difficilement au volant, le bruit du cuir de son siège allant de concert avec les cris de douleur de ses os. Il mit le contact et roula. Il se laissa bercer par le ronronnement du moteur. Il était à deux doigts de s’endormir au volant mais ses pensées le maintenait éveillé. Sa femme et son fils étaient déjà couchés depuis longtemps. Il était en route pour les rejoindre mais devait d’abord faire un saut à l’hôpital pour être sur qu’aucune blessure sérieuse n’était à déplorer. Il prétexterai un accident de voiture pour expliquer son état. Voiture qu’il laisserai à une certaine distance de l’hôpital par sécurité, même si il savait qu’aucun médecin ne se donnerai la peine de sortir en pleine rue pour constater une voiture intacte et un mensonge douteux. La culpabilité qu’il ressentait lorsqu’il mentait lui faisait souvent imaginer l’impossible. Il allait servir la même histoire à sa famille en prenant soin encore une fois de garer sa voiture dénonciatrice à bonne distance de la maison. L’inquiétude de sa femme l’empêcherai d’avaler cette histoire avec facilité, mais elle n’aurait pas le choix. Son fils était encore petit et crédule, encore dans l’insouciance. Ça n’allait pas poser problème avec lui. Ce qu’il redoutait par dessus tout à propos de son fils était qu’il allait devoir un jour lui raconter l’histoire du père de famille qui partait à la chasse aux trolls toutes les nuits d’hiver. Aurait-il le courage de le faire le moment venu ? Devait-il passer le flambeau lorsque son fils sera en âge de comprendre ? Devait-il lui transmettre comme héritage la lourde tâche de risquer sa vie pour rendre celle des autres plus sûre ? Lorsqu’il pensait à ces questions, ce n’était pas des réponses qu’il lui venait à l’esprit, mais de la peur, uniquement de la peur. Il alluma la radio qui agit comme un fusible, le protégeant de ses pensées envahissantes. Il s’autorisa une nouvelle fois à remettre ces interrogations à plus tard. Pour l’heure, son corps et surtout son esprit avaient besoin de repos.
C'est cool !!!
J'aime bien la façon dont les informations sont apportées, c'est grave intéressant.
J'aime beaucoup le fait qu'on nous dise pas que ça se passe à notre époque. Quand il a sortit sont téléphone je me suis dit " Quoi ?! 🤔🤨" du coup c'est hyper amusant.
Ils y a des fautes, mais on a un bel incipit, une bonne présentation de l'histoire, c'est cool.
 
Tomajee
Forumeur débutant
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C'est cool !!!
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Ils y a des fautes, mais on a un bel incipit, une bonne présentation de l'histoire, c'est cool.
Merci pour ton message.
 
A
Anna.
Anonyme
Slt a toi. Personnellement je trouve que c'est vraiment bien . Il se trouve que je participe au concour fyctia et j'adorerais avoir votre avis sur mon histoire " le temps d'un noël ". Mon pseudo est : Anna.
Merci d'avance pour votre aide.
 
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