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J'ai déjà tout essayé

  • Auteur de la discussionnora nora
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K
kaliope
Anonyme
Je prends un antidépresseur tout les soirs et un anxiolitique quand j'en sens le besoin , voilà plus de 20 ans .J'ai arreté quelques fois et j'ai cru parfois que ce serait le dernière mais rien n 'y fait . Je resombre irrémédiablement . J' ai déjà penser que ça venait de mon enfance (le sentiment d'abandon j'en suis sure ) mais aujourd'hui je crois que mon problème est plus compliqué , j'ai le cerveau malade . Je ne sais pas si je suis bipolaire , borderline , ou autre chose . La seule maladie que je suis sure de ne pas avoir c'est la schizophrénie . J'ai déjà pensé aussi que j'avais possiblement des troubles autistiques . J'ai une rqth (reconnaissance qualité travailleur handicapé ) qui ne mets d'aucunes utilités car dans le passé quand j'ai essayer d'en parler on ne m'a pas renouveler de contrats alors aujourd'hui je n'en parle pas . J'essaye de cacher mes émotions , mes tremblements qui surviennent surtout quand je débute . Aujourd'hui je connais mon travail mais il est parfois stressant et là je sais qu'on me remarque encore car je dois avoir l'air d'une folle qui va vriller . Je fais de mon mieux pour me contenir , je me dis que c'est chouette quand meme d'avoir un emploi , alors je serre les dents , il m'est déjà arrivé de rentrer chez moi en pleurant , et le lendemain je repartais fière de moi car personnes n'a rien vu . Je pourrais écrire des pages entières sur tout les troubles dont je souffre , je suis totalement inadapté et je comble ma vie de petites victoires à chaques fois que je fais des choses qui sont certes banales pour monsieur madame tout le monde , mais qui me demande énormément de courages à chaque fois . alors j' ai au moins la fierté de me dire que je suis une personne courageuse .

Et c'est effectivement courageux. Si tu étais bipolaire tu aurais déjà été diagnostiqué (à l'HP). As-tu vu un neurologue ? Il pourrait être utile que tu vois un-e bon-ne neurologue dans un service spécialisé (tout dépend de ta région).
La prise d'antidépresseur sur le long terme pose aussi quelques problèmes parfois même si elle a un coût/bénéfice positif.
Si j'introduisais mon propos par la pathogénicité sociale ou culturelle, c'est cependant pour que tu comprennes que ton état est relatif à notre société. Certaine personne seront plus sensible à leur environnement, qu'il soit physique (la lumière, l'obscurité, le froid, le chaud, etc.) ou social / culturel (pression, compétition, désafiliation, contrôle social, etc.).
L'individualisme et la compétition à la réussite, la valorisation extrême de l'autonomie, produit beaucoup de stress chez beaucoup de gens. Ce pourquoi nos pays en particulier sont de gros consommateurs d'anxiolitiques...
Bon, cela permet seulement de te dire que tu n'es pas seule, et que ce n'est pas tant ton cerveau qui est malade que ton organisme qui est sensible et donc effectivement un peu moins bien adapté que certain-e-s à la pression de notre société, comme beaucoup !
Mais cela se travaille !!! D'une part en acceptant d'être aidé à mesure des besoins, sans se dénigrer pour autant !!!! (ce point est très important !). Tu n'as pas moins de qualité que d'autres, bien au contraire ! Mais tes qualités sont bien moins faciles à mettre en évidence, à utiliser, à valoriser dans 'cette' société... tu vois ? C'est très différent !
L'autisme... c'est complexe. On parle de troubles du spectre autistique en fait, pourquoi "spectre" ? Car il y a une vaste palette (échelle) de ces troubles, qui va de l'autisme sévère très bien montré dans le célèbre film des années 80/90 Rain Man, en passant par une 'Asperger' assez sérieux comme dans la série actuelle Good doctor, à une multitude de troubles beaucoup plus 'légers' (du moins pour la diagnostic) mais très inconfortables voire difficiles à vivre pour les patients. Et il est vrai que ce que tu décris peut y faire penser. Mais attention, je ne suis pas en train de faire un diagnostic !!! Il ne peut être posé que lentement, par observation et travail avec un-e psychiatre, si possible spécialisé-e dans ces troubles, car cela demande de la pratique et donc une expérience singulière.
Et c'est là que la neurologie peut apporter des éclairages utiles...

Au final, d'un point de vue pratique, et quelque soit le diagnostic (et donc les causes réelles de tes difficultés) il s'agira de trouver quelles sont les bonnes molécules dont tu peux avoir besoin (si besoin il y a), complété par des conseils comportementaux (thérapie comportementale), mais aussi de trouver tes zones de confort et de les étendre, les renforcer, les multiplier, pour en faire des points d'appuis en les rendant majoritaires...

En tout cas, tu peux toujours parler ici !

Mais c'est une étape nécessaire que le suivi psychiatrique (avec quelqu'un en qui tu te sentiras en confiance !!!), et les examens neuro.
 
nora nora
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C'est très intéressant , je me suis quelques fois posée la question si il ne serait pas judicieux de voir un neurologue ... En plus ma mère et ma grand mère étaient toutes les 2 des personnes avec des troubles de l'attention et la mémoire ; je suis comme elles . Et j'ai le coté dépressif de mon père ; j'ai pris le pire des 2 cotés ! Il faut que je trouve du courage pour prendre ces rendez vous . Je sais que je vais finir par le faire .
 
K
kaliope
Anonyme
C'est très intéressant , je me suis quelques fois posée la question si il ne serait pas judicieux de voir un neurologue ... En plus ma mère et ma grand mère étaient toutes les 2 des personnes avec des troubles de l'attention et la mémoire ; je suis comme elles . Et j'ai le coté dépressif de mon père ; j'ai pris le pire des 2 cotés ! Il faut que je trouve du courage pour prendre ces rendez vous . Je sais que je vais finir par le faire .

Alors bon courage à toi !!! Ce qui est fait n'est plus à faire ;) a bientôt !
 
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