Chemin de l'âne errant

Par la levée du jour, il s'extirpe des regards aux alentours,
Dans la tombée de la nuit, obscure couverture occultant la piété du midi,
Il plonge dans le bain de l'ombre,
en recherche de son extase la plus fringante,

L'âne esseulé observe le monde avec pétrification, pauvre bête qui croyait deviner les sentiments et les passions,
Se rend compte inéluctablement d'être atteint d'une cecité cinglante,

Où était-il ? Cet esprit salvateur qui se prémunit de l'ignominie,
Quand le déclaratif inhérent, s'arcboutant des dogmes et des lois les plus avilissants,
Faisant retentir les tambours des cieux,
Rappelant au nomade de la honte, sa triste condition de piètre figurant,

Où se cachent-ils ? Ces êtres de la nature, mythique de part leur existence méconnue,
Qui transcendent l'existence, en se camouflant des vipères et des ogres,
Par l'effroi et l'angoisse de leurs flèches et de leurs marteaux,

Il avance, vent debout, regard plongé dans le lointain,
Résigné à croiser constamment les goguenards et les narquois sur son chemin,

Les félins aux griffes acérées, rois des citadins,
Spectateurs invétérés de ces déshonorants théâtres mondains,
Se bidonnent de l'arrogance et l'indifférence des confiants,
Au grand malheur des pleutres et des dissidents,

Toisé et dédaigné par la chambre des capricieux impatients,
Il deserte les rangs, déviant vers un chemin moins bruyant,
Effondré et silencieux, l'âne se posa cette question scabreuse,
Quel est l'intérêt de vivre, quand on n'intègre pas le sentier collectif de l'exultation dans l'allégresse satirique ?

Une petite musique résonne en son sein, comme un chant funèbre désobligeant, etais-ce la mort ?

L'entité s'exprime, à travers les voies et les fenêtres possibles, total champs libre,
"Âne, tu en as assez, n'est-ce pas ? Je le sais,
Âne, souhaites-tu devenir celui que tu ne seras jamais ?
Dans cette existence au antipode de la connaissance que prodigue l'univers ?
Dans cette vie maussade représentant ton royaume physique,
tu souffriras et périra de ta mollesse, sans équivoque, petit être falot de la paresse que tu incarnes,
Donne ton âme au nocher, la paix alors sera ta coéquipière dans cette traversée"

Médusé par la colossale pression de cette manifestation,
l'âne, veule et peu audacieux,
Pris la poudre d'escampette d'une façon piteuse,

Marchant dans les limbes jonchées des cadavres des éperdu(e)s à travers les chemins de la disgrâce,
L'âne décida de suivre la route de la punition du désamour,
Une petite note se faisait entendre dans son intérieur,
"Marche, ô mort-vivant, marche !
Ton sort a été l'excommunion, remercie la grâce de sa tolérance,
Toi qui vit dans le péché d'envier les méritants,
Tu erreras la nuit, du matin au soir sans goûter à la lumière du soleil,
seul et fantomatique,
Voici ce qui attend ceux qui ont appréciés tant les autres, qu'ils se sont négligés au point de se détester eux-mêmes !!"
Il tomba des nues, mais n'est-il pas de ceux qui se disent avoir le cuir épais ? Et ne craignent pas la solitude ?
Cette concubine libertine et garce, qui cocufie quiconque oserait s'approcher dangereusement d'elle,
Ces vautours malades ? fantasmant le goût de sa sueur froide et ces lèvres sèches,
Par dépit de la chaleur du corps véritable, et l'attraction des peaux qui s'entremêlent ?

L'âne, perdant pied, poursuivit sa route à travers les rues étroites et malfamées,
Erratique et foutriquet de la terre,
Micro poussière dans l'entièreté de l'univers,
Respectait le chemin de sa punition,
Engrenage dans lequel il embryonne sa consternation,
Nourrissant l'espoir de conjurer le sort qu'il lui est infligé, par içi et ailleurs,
Ailleurs et nulle part,
Il avance, l'air simplet, mais souriant, vers la prochaine tournée,
Au côté de la solitude tant aimée, mais tant détestée.

Navré d'avance si ce n'est pas aussi conventionnelle qu'on le voudrait.

Mickael.
 
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Par la levée du jour, il s'extirpe des regards aux alentours,
Dans la tombée de la nuit, obscure couverture occultant la piété du midi,
Il plonge dans le bain de l'ombre,
en recherche de son extase la plus fringante,

L'âne esseulé observe le monde avec pétrification, pauvre bête qui croyait deviner les sentiments et les passions,
Se rend compte inéluctablement d'être atteint d'une cecité cinglante,

Où était-il ? Cette esprit salvateur qui se prémunit de l'ignominie,
Quand le déclaratif inhérent, s'arcboutant des dogmes et des lois les plus avilissants,
Faisant retentir les tambours des cieux,
Rappelant au nomade de la honte, sa triste condition de piètre figurant,

Où se cachent-ils ? Ces êtres de la nature, mythique de part leur existence méconnue,
Qui transcendent l'existence, en se camouflant des vipères et des ogres,
Par l'effroi et l'angoisse de leurs flèches et de leurs marteaux,

Il avance, vent debout, regard plongé dans le lointain,
Résigné à croiser constamment les goguenards et les narquois sur son chemin,

Les félins aux griffes acérées, rois des citadins,
Spectateurs invétérés de ces déshonorants théâtres mondains,
Se bidonnent de l'arrogance et l'indifférence des confiants,
À grand malheur des pleutres et des dissidents,

Toisé et dédaigné par la chambre des capricieux impatients,
Il deserte les rangs, déviant vers un chemin moins bruyant,
Effondré et silencieux, l'âne se posa cette question scabreuse,
Quel est l'intérêt de vivre, quand on n'intègre pas le sentier collectif de l'exultation dans l'allégresse satirique ?

Une petite musique résonne en son sein, comme un chant funèbre désobligeant, etais-ce la mort ?

L'entité s'exprime, à travers les voies et les fenêtres possibles, total champs libre,
"Âne, tu en as assez, n'est-ce pas ? Je le sais,
Âne, souhaites-tu devenir celui que tu ne seras jamais ?
Dans cette existence au antipode de la connaissance que prodigue l'univers ?
Dans cette vie maussade représentant ton royaume physique,
tu souffriras et périra de ta mollesse, sans équivoque, petit être falot de la paresse que tu incarnes,
Donne ton âme au nocher, la paix alors sera ta coéquipière de cette traversée"

Médusé par la colossale pression de cette manifestation,
l'âne, veule et peu audacieux,
Pris la poudre d'escampette d'une façon piteuse,

Marchant dans les limbes jonchées des cadavres des éperdu(e)s à travers les chemins de la disgrâce,
L'âne décida de suivre la route de la punition du désamour,
Une petite note se faisait entendre dans son intérieur,
"Marche, ô mort-vivant, marche !
Ton sort a été l'excommunion, remercie la grâce de sa tolérance,
Toi qui vit dans le péché d'envier les méritants,
Tu erreras la nuit, du matin au soir sans goûter à la lumière du soleil,
seul et fantomatique,
Voici ce qui attend ceux qui ont appréciés tant les autres, qu'ils se sont négligés au point de se détester eux-mêmes !!"
Il tomba des nues, mais n'est-il pas de ceux qui se disent avoir le cuir épais ? Et ne craignent pas la solitude ?
Cette concubine libertine et garce, qui cocufie quiconque oserait s'approcher dangereusement d'elle,
Ces vautours malades ? fantasmant le goût de sa sueur froide et ces lèvres sèches,
Par dépit de la chaleur du corps véritable, et l'attraction des peaux qui s'entremêlent ?

L'âne, perdant pied, poursuivit sa route à travers les rues étroites et malfamées,
Erratique et foutriquet de la terre,
Micro poussière dans l'entièreté de l'univers,
Respectait le chemin de sa punition,
Engrenage dans lequel il embryonne sa consternation,
Nourrissant l'espoir de conjurer le sort qu'il lui est infligé, par içi et ailleurs,
Ailleurs et nulle part,
Il avance, l'air simplet, mais souriant, vers la prochaine tournée,
Au côté de la solitude tant aimée, mais tant détestée.

Navré d'avance si ce n'est pas aussi conventionnelle qu'on le voudrait.

Mickael.
Ça veut dire quoi conventionnelle ? Sinon moi j'aime bien <( ̄︶ ̄)>✨
 
Chasaki
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Ça veut dire quoi conventionnelle ? Sinon moi j'aime bien <( ̄︶ ̄)>✨
Merci beaucoup 🙂
Chemin de l'âne errant
 
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Par la levée du jour, il s'extirpe des regards aux alentours,
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Se rend compte inéluctablement d'être atteint d'une cecité cinglante,

Où était-il ? Cet esprit salvateur qui se prémunit de l'ignominie,
Quand le déclaratif inhérent, s'arcboutant des dogmes et des lois les plus avilissants,
Faisant retentir les tambours des cieux,
Rappelant au nomade de la honte, sa triste condition de piètre figurant,

Où se cachent-ils ? Ces êtres de la nature, mythique de part leur existence méconnue,
Qui transcendent l'existence, en se camouflant des vipères et des ogres,
Par l'effroi et l'angoisse de leurs flèches et de leurs marteaux,

Il avance, vent debout, regard plongé dans le lointain,
Résigné à croiser constamment les goguenards et les narquois sur son chemin,

Les félins aux griffes acérées, rois des citadins,
Spectateurs invétérés de ces déshonorants théâtres mondains,
Se bidonnent de l'arrogance et l'indifférence des confiants,
Au grand malheur des pleutres et des dissidents,

Toisé et dédaigné par la chambre des capricieux impatients,
Il deserte les rangs, déviant vers un chemin moins bruyant,
Effondré et silencieux, l'âne se posa cette question scabreuse,
Quel est l'intérêt de vivre, quand on n'intègre pas le sentier collectif de l'exultation dans l'allégresse satirique ?

Une petite musique résonne en son sein, comme un chant funèbre désobligeant, etais-ce la mort ?

L'entité s'exprime, à travers les voies et les fenêtres possibles, total champs libre,
"Âne, tu en as assez, n'est-ce pas ? Je le sais,
Âne, souhaites-tu devenir celui que tu ne seras jamais ?
Dans cette existence au antipode de la connaissance que prodigue l'univers ?
Dans cette vie maussade représentant ton royaume physique,
tu souffriras et périra de ta mollesse, sans équivoque, petit être falot de la paresse que tu incarnes,
Donne ton âme au nocher, la paix alors sera ta coéquipière dans cette traversée"

Médusé par la colossale pression de cette manifestation,
l'âne, veule et peu audacieux,
Pris la poudre d'escampette d'une façon piteuse,

Marchant dans les limbes jonchées des cadavres des éperdu(e)s à travers les chemins de la disgrâce,
L'âne décida de suivre la route de la punition du désamour,
Une petite note se faisait entendre dans son intérieur,
"Marche, ô mort-vivant, marche !
Ton sort a été l'excommunion, remercie la grâce de sa tolérance,
Toi qui vit dans le péché d'envier les méritants,
Tu erreras la nuit, du matin au soir sans goûter à la lumière du soleil,
seul et fantomatique,
Voici ce qui attend ceux qui ont appréciés tant les autres, qu'ils se sont négligés au point de se détester eux-mêmes !!"
Il tomba des nues, mais n'est-il pas de ceux qui se disent avoir le cuir épais ? Et ne craignent pas la solitude ?
Cette concubine libertine et garce, qui cocufie quiconque oserait s'approcher dangereusement d'elle,
Ces vautours malades ? fantasmant le goût de sa sueur froide et ces lèvres sèches,
Par dépit de la chaleur du corps véritable, et l'attraction des peaux qui s'entremêlent ?

L'âne, perdant pied, poursuivit sa route à travers les rues étroites et malfamées,
Erratique et foutriquet de la terre,
Micro poussière dans l'entièreté de l'univers,
Respectait le chemin de sa punition,
Engrenage dans lequel il embryonne sa consternation,
Nourrissant l'espoir de conjurer le sort qu'il lui est infligé, par içi et ailleurs,
Ailleurs et nulle part,
Il avance, l'air simplet, mais souriant, vers la prochaine tournée,
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Mickael.
Ce n'est plus un poème mais un livre :LOL:
Plus sérieusement, très beau texte avec des mots que presque plus personne n'utilise, ce qui lui donne un aspect fringuant, bravo 👏✨
 
Chasaki
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Ce n'est plus un poème mais un livre :LOL:
Plus sérieusement, très beau texte avec des mots que presque plus personne n'utilise, ce qui lui donne un aspect fringuant, bravo 👏✨
Bah, tu dois le savoir j'imagine, aujourd'hui l'idée est de s'agglomérer à tous les outils relatifs aux raccourcis du langage, des codes, et mêmes au niveau de notre quotidienneté dans la vie, sous le prétexte fallacieux d'une évolution de l'individu dans l'efficacité d'adaptation...
Je dois sans doute faire partie du dernier tiers qui nourris un intérêt pour les mots et la tournure des phrases, sans doute 😭😅 (mais pas tout le temps non plus).
Merci beaucoup en tout cas, c'est encourageant.

Mickaël.
 
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