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  • Auteur de la discussion Luna Lovegood
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L

Luna Lovegood

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Voici le chapitre un du livre que j'écris j'ai douze ans et on me dit que j'ai un talent pour l'écriture...Votre avis?

Chapitre 1 :
Une discussion pas commune
Océane marchait. Le vent faisait onduler gracieusement ses longs cheveux bruns derrière elle. Le froid glacial lui mordait le visage, mais elle n’y faisait pas attention. Elle resserra tout de même le col de sa veste et remonta son écharpe, puis leva la tête vers l'église et remarqua qu'il était bientôt dix-huit heures. Elle avait juste le temps d'acheter les cadeaux de Noël pour Luna et son frère puis de rentrer. Le trajet en entier ne devait pas lui prendre plus de dix minutes, en comptant une marge de cinq minutes et pas plus de vingt pour choisir les cadeaux… Ses parents lui faisaient confiance car elle avait huit ans (elle était grande, maintenant, et indépendante !), et, si elle voulait garder cette confiance, il lui fallait rentrer à l’heure. De plus, Loutry Ste Chaspoule était un petit village. Elle ne pouvait pas se perdre, et en plus, ici, tout le monde se connaissait… Elle arriva enfin à la hauteur du magasin et y entra. Une intense chaleur se répandit dans tout son corps lorsqu’elle passa le seuil. Elle monta au deuxième étage où s'entassaient toutes sortes de choses : Dans un coin, des robes de princesse, devant elles, entassés, gisaient des jeux de société. Elle s’arrêta devant et y fouilla. Un quart d'heure plus tard, elle en ressortit fière de son choix avec un jeu de cartes où il était permis de tricher et un doudou éléphant orange. Elle tourna à droite, courut un peu. Sa respiration faisait des petits nuages blancs et chauds devant sa bouche. Les poumons glacés, elle arriva devant le numéro 13 et ouvrit la porte…
Son petit frère courut vers la porte d'entrée et s’écria : « Océane est arrivée !!! » non pas sans enthousiasme.
-Coucou Tom ! Salut papa, maman. Ça va ? dit-elle en souriant. Ses joues étaient rougies par le froid, et ses beaux cheveux sombres étaient parsemés de flocons, tels une couronne d’étoiles.
-Coucou Océane !
-Nghr, fit son père derrière une feuille imprimée.
Sa mère s'affairait à la cuisine et son père lisait le journal. Le titre disait : Nouveau Premier Ministre. Sera-t-il à la hauteur ? avec, en petit, en dessous, un renvoi à la page trois du livret. Elle dénoua son écharpe bleue, enleva son manteau noir et ses bottes fourrées. Elle profita de passer derrière le fauteuil et sourit : son père était précisément en train de lire l’article, accompagné d’une image d’un homme aux cheveux grisonnants. Elle se dirigea vers l’escalier en prenant soin de cacher ses cadeaux et adressa un sourire à Tom, qui était retourné jouer avec ses petites autos. Océane monta poser ses trésors dans sa chambre, et se replongea dans "L'épée Légendaire et l'Elfe malin".
Il arriva trop tard. Le Troll Bleu était déjà là ; il allait s’emparer de la Pierre de Lune ! Mais ce n’est pas pour rien que l’on surnommait Sumi « L’Elfe malin » : Il sauta sur le dos du Troll, s’agrippa à une branche d’un sapin proche et cria dans la langue des Trolls :
« Eh, oh, le balourd ! Est-ce que ta maman t’a permis de faire ça ? »
Le Troll se retourna, ce qui lui valut un coup de pied par Sumi. Il se balança puis retomba à côté de la pierre : c’était gagné, et le Troll était hors d’état de nuire. Sumi, victorieux, dit :

-Les enfants, Éric, manger !
Elle se rendit compte que la voix était féminine et venait de l’étage inférieur : elle sauta de son lit, posa son livre et dégringola les escaliers :
-Oui maman ! Dirent les frangins ensemble.
-Oke… Dit le père.
Elle avait cuisiné du poulet au curry accompagné de pâtes « tourbillon ». Comme d'habitude, Tom finit par se plaindre :
-Mais maman, il est cro cuit ton poulet !
-Mais non mon chéri, dit-elle avec douceur.
-Mais si ! Jutejure !
-Non, maintenant tu manges ou tu vas tout de suite au lit ! Répliqua-t-elle avec fermeté, cette fois.
Tom aimait voir de plus près les limites, voire poser les orteils dessus, mais il savait, du haut de ses 4 ans, qu'il ne fallait pas provoquer une femme plus âgée de 33 ans que soi-même, et encore moins sa mère.
Tout le monde finit son assiette, non sans râler pour Tom, puis son père retourna dans son fauteuil avec son journal, sa mère alla à la cuisine finir la vaisselle, pendant que Tom et Océane se préparaient. Ils se brossèrent consciencieusement les dents puis Tom fila au lit pendant qu’Océane avait droit à trente minutes de lecture de "L'épée Légendaire et l'Elfe malin".
Quarante minutes plus tard, elle refit surface mais constata qu'elle avait trop lu... Elle remit soigneusement le livre dans sa bibliothèque, à la place d'honneur, tout en haut, puis sortit dans le couloir pour aller au salon. Ses pieds nus habitués au parquet tiède de sa chambre touchèrent le sol en carrelage froid. Elle marcha sur la pointe de ses pieds engourdis. Elle arriva à la hauteur de l’unique fenêtre du couloir qui était ouverte en imposte.
« Une chance qu’il ne neige plus, se dit-elle. »
Mais autre chose attira son attention dans cette fenêtre : Les Diggori, leurs voisins, avaient eux aussi la fenêtre ouverte.
Océane s’accroupit dessous -elle savait qu’elle ne devrait pas le faire, mais la curiosité l’emporta- et elle entendit leur conversation par bribes de mots :
« -Journée dure... Bureau pluvieux... Affaire de sorts… Premier cycle… Département de régulation des créatures magiques... Ministre de la Magie pas content...
-Repose-toi, Amos... Potion, Sommeil… »
Si la petite fille n'avait pas entendu le prénom de son voisin, elle aurait cru que leur nouvelle télévision était allumée. Elle regarda discrètement par la fenêtre. Amos Diggori était assis sur une chaise vers une table et sa femme lui servait quelque chose dans une tasse. À ce moment, Océane décida de rester, mais Amos s'avança et ferma la fenêtre ainsi que le rideau.
"Mais ils sont fous ?" pensa-t-elle.
Elle imita Amos Diggori et entreprit de fermer la fenêtre.
-Aïe !
Elle mit son doigt qui saignait à présent dans sa bouche. Le fer de la fenêtre l’avait entaillé. Elle regarda la petite horloge du couloir. Comme il était huit heures trente-cinq du soir et qu'elle avait dépassé l'heure de vingt minutes, elle retourna dans sa chambre et se glissa dans son lit aux doux duvets roses. Elle ne voulait pas se faire réprimander par ses parents, sinon elle n’aurait plus le droit de sortir au village.
Le lendemain, il neigeait, et Océane n'avait plus aucun souvenir concernant la discussion entre Amos Diggori et sa femme.
Elle sauta du lit, s’habilla en vitesse et se rua hors de sa chambre : aujourd'hui, elle était invitée chez Luna... C'était comme si Noël était arrivé en avance ! En plus, Pandora Lovegood faisait de bons repas... Elle déjeuna en vitesse, enfila ses gants, sa veste, son écharpe, son bonnet et ses bottes puis fila vers la petite colline où se trouvait une grande maison cylindrique et un peu biscornue. Une fillette aux longs cheveux d'un blond sale qui tombaient en cascade jusqu'au bas de son dos en sortit. Elle tirait derrière elle une luge de fortune faite de plusieurs planches de chêne et de vieux skis et se dirigeait vers la pente.
Dans son excitation, elle lâcha la corde de sa luge qui dégringola la pente plus vite qu'elle.
-Oh, nom d’un Nargol ! S'écria-t-elle. La luge l'avait ramassée au passage et maintenant, Luna était assise dans une position grotesque dessus, son bonnet bleu plein de neige.
-C’est quoi un Nargol ? interrogea son amie.
-Je ne sais pas exactement, mais ils me prennent mes affaires ! Ils vivent dans le gui, apparemment.
-Ah, alors ma maison doit en être infestée, je perds tout le temps tout ! fit-elle en riant.
Elles rirent ensemble, puis s'installèrent sur la luge et dévalèrent la pente à une vitesse folle, une fois, deux fois, trois…
Puis, une bataille de boules de neige s'imposa et, à peine quinze minutes après le début de ce combat sans merci, elles étaient déjà trempées. Mais ce n'était pas de l'eau qui allait les arrêter!
Une heure plus tard, elles furent interrompues par Xenophilius Lovegood qui leur disait que le dîner était prêt. Trempées et hilares, ces jeunes lugeuses remontèrent la pente et enlevèrent leurs vêtements mouillés et froids.
-Allez vous asseoir, je m'occupe de vos habits. Ces "équipements d'exploration de la neige" ont grand besoin de chaleur, à mon avis.
-Merci papa !
-Merci monsieur !
Luna alla jusqu’à la table en gambadant. Océane regarda la salle : tout était adapté aux murs ronds : les placards, la cuisinière, les étagères… Au milieu de la pièce, un escalier gris permettait de monter à l’étage.
Depuis la cuisine leur parvint la voix de Pandora :
-Aujourd'hui, crêpes !
-Waouh ! Hier soir, nous avons encore eu droit au poulet au curry...
-Oh là là ma pauvre ! pouffa Luna. Moi, j'ai eu de la salade et...
-On est à table, les rappela Pandora, avec tout de même un petit sourire.
Après le dessert, qui consistait en crêpes noyées sous du chocolat fondu, Xenophilius leur redonna leur "équipement d'exploration de la neige".
Océane s'étonna du fait qu'il soit parfaitement sec et chaud, alors qu'ils n'avaient passé qu'une heure environ à manger.
Elles firent deux magnifiques igloos à l’aide de moules en bois pour tasser la neige en cubes parfaits. Leur igloo était bien solide, et la mère de Luna leur donna un tapis et deux coussins pour l’intérieur. Lorsque Gus, le Husky d’Océane, vint pointer son museau à l’entrée de leur maison de glace, elles sursautèrent et Luna dit :
-Un loup tout blanc !
-Mais non, c’est Gus ! remarqua Océane.
Gus fut donc invité dans la maison, à condition qu’il essuie ses pattes, comme le fit remarquer Océane.
Pendant l'après-midi, leurs mères leur permirent de traîner dans le village.
Elles s'assirent sur un banc givré et discutèrent de leurs sujets favoris : les maths, la grande quantité de devoirs que les professeurs leur donnaient et les garçons.
La conversation dévia sur les notes.
-Et après, tu ne vas pas le croire, il m'a donné un six sur dix ! Mais il se passe quoi dans sa tête ? Tout ça parce que j’ai mal traduit, mais à une lettre près !
-Des fois, ils ont des idées bizarres, les Moldus... dit Luna.
-Ces Molquoi ?
Elle se retourna vivement mais Luna était au bout de la rue et tournait, les mains sur sa bouche, une expression bizarre sur le visage.
En rentrant ce soir-là, elle alla au bureau de la maison et chercha le terme "Moldu" sur le gros ordinateur.
M-O-L-D-U, pensa-t-elle en tapant les lettres sur le clavier de la machine.
Rien ne s’afficha sur la page web, à part "Réessayez avec cette orthographe : Moulu". Elle abandonna donc, et demanda à utiliser le téléphone pour appeler Luna. Ce fut son père qui répondit :
-Allô ?
-Bonsoir, je voudrais parler à Luna !
Une voix lui parvint de loin dans le combiné :
-Luna ? C’est Océane !
-Désolée, je suis occupée ! répondit précipitamment la voix de l’intéressée.
-D’accord…
Sa voix se fit plus nette et Océane en déduisit qu’il était revenu vers le téléphone.
-Luna est occupée… Demain, peut-être…
-D’accord, je réessaierai…Bonne soirée.
-Au revoir, Océane.
Elle hésita, puis se décida :
-Qu’est-ce qu’un Moldu ?
Mais elle n’eut point de réponse : son interlocuteur avait déjà raccroché.
Elle décida chez Xenophilius le surlendemain pour lui donner le cadeau pour sa fille, plus le petit cadre d’argent fait maison qui encadrait une magnifique photo représentant Luna et sa mère.
Comme elles, Océane adorait peindre. C’était Luna qui lui avait appris cette technique de peinture-là, celle qui décorait le cadre destiné à Luna et ses parents.
Elle gravit sans difficulté la pente qui menait à la maison de Luna et toqua, en l’absence de sonnette. Xenophilius ouvrit et la gratifia d’un sourire lorsqu’elle lui tendit les paquets.
-Celui-ci est pour Pandora, Luna et vous. Le rouge est pour Luna…
-Merci ! Je lui dirai que c’est de ta part.
Océane avait en effet oublié de mettre une petite carte aux paquets ; elle se sentit rougir, bien que ça ne dût pas changer grand-chose à ses joues déjà rougies par le froid que causait l’hiver. Elle rendit son sourire à Xenophilius et tourna les talons quand il ferma la porte.

Le vingt-cinq arriva, et Luna ne lui avait plus parlé depuis maintenant cinq jours, sans qu’elle sache pourquoi. Tout semblait se rapporter à ce mot : Moldu. Elle s'assit, enfila ses pantoufles et se leva, quittant son lit tiède et mou. Puis elle se souvint de la date et une vague d'excitation l'envahit. Elle dévala les escaliers et vit au pied du sapin...
-Plein des cadeaux ! Tout pour nous !
-Tom ! Tu es déjà réveillé ?
-Oui !
Elle déballa un paquet dont l’emballage doré rappelait la couleur de la guirlande. Ses yeux s’allumèrent, de petites étoiles semblaient danser à l’intérieur. Dans le paquet se trouvait un livre. Mais pas un livre ordinaire : un album photo où se trouvaient des photos de Luna et elle. Elle n’eut pas besoin de lire la petite carte pour en savoir la provenance ; Pandora, Xenophilius et Luna Lovegood lui avaient fait là un magnifique cadeau. Elle en tourna les pages ; Sur chacune, des photos étaient collées. Sur la dixième page, une photo de Luna et elle, souriantes, la bouche pleine de crêpes au chocolat, bras dessus, bras dessous. Elle la contempla pendant deux minutes, puis regarda ce que Tom avait reçu. Un petit train en bois coloré était posé sur le sol à côté d’un livre pour enfants qui s’intitulait « Histoires à lire le soir ». Il serrait contre lui un petit éléphanteau orange. Océane sourit et décida d’entamer ses autres cadeaux. Elle entama les paquets entassés devant elle et remarqua que quasiment tous étaient enveloppés de bleu ciel, sa couleur préférée. Tom lui offrait une petite poupée en laine et en tissu, manifestement créée à la crèche, tandis que sa cousine Elia lui offrait un pot à crayons bleu à fleurs avec compartiments spéciaux, ses parents le tome deux de "L'épée Légendaire et l'Elfe malin", et la boulangerie des pains au chocolat. Chaque année, Mrs Wiggins faisait cela avec ses clients les plus fréquents.
Elle déposa le paquet destiné à ses parents sur la table de la cuisine. Quand son père se leva, il prit le cadeau et en déchira l’emballage ; une boîte de chocolats apparut sous l’emballage vert, et Éric Warren se dépêcha d’en engloutir un. Océane sourit : elle tenait sa propre gourmandise de son père.
Quand Élise entra dans la cuisine, son mari avait déjà fini de mettre la table. Tom déboula et leur donna un minuscule cadeau emballé dans un papier cadeau noir. Océane avait été mise dans la confidence et l’avait aidé à réaliser le petit galet rond avec un visage noir ; elle avait fourni la peinture et les pinceaux.
Elle sourit et dit merci à son fils qui, tout fier, se mit à table. Océane remarqua -et cela l’emplit de fierté- qu’il serrait toujours « Joseph l’éléphant » contre lui. Ils déjeunèrent et ses parents partirent : il y avait une fête au village, mais il fallait encore tout organiser. Éric et Élise travaillaient en bénévolat pour le village. Océane devait donc garder son petit frère.
Une heure plus tard, une femme rousse et un peu replète ouvrit la porte de la maison et dit :
-Mon mari et moi allons préparer la fête et on m’a dit que tu avais le même âge que Ginevra, dit-elle en s’adressant à Océane. Alors peut-être que…
Elle allait lui demander qui était Ginevra quand une fille à la chevelure de feu et aux yeux marron qui semblait effectivement avoir le même âge qu’elle émergea de derrière sa mère.
 
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Chapitre 2 :
Ginny Weasley
-Salut, je m’appelle Ginevra, mais tu peux m’appeler Ginny, si tu veux.
Sa mère partit et Ginny ajouta :
-Je n’aime pas qu’on m’appelle Ginevra, ajouta-t-elle. C’est… C’est…
-Bizarre et démodé ?
-Exactement !
Ginny avait son âge, mais aussi celui de Luna, se dit-elle. Elle eut soudain une pensée : et si elle savait…
-Ce que veut dire Moldu ? Euh…
-Tu ne sais pas ?
-Non… Pourquoi ?
-Mon amie Luna Lovegood l’a prononcé il y a cinq jours. Depuis, elle ne me parle plus.
-Oh, ma pauvre, fit Ginny, compatissante.
Elles jouèrent à Colin Maillard, à cache-cache, et…
- Le feu du dragon ! s’écria Ginny. C’est simple, il faut se lancer des foulards, mais c’est du feu. Et le but c’est de toujours le rattraper avec les mains car elles sont protégées par des gants magiques… »
Océane monta dans sa chambre et prit un foulard orange pour rappeler la couleur du feu ainsi que deux paires de gants. Tom voulait jouer aussi, les filles durent donc adapter les règles :
« Donc, toi, Tom, tu peux prendre avec les mains et les jambes…, commença Ginny.
-Et la tête-euh !
-Si tu veux… fit Océane.
-Et tu as trois vies, tu peux laisser tomber le « feu » trois fois. Ok ? ajouta-t-elle en se tournant vers lui.
-Oki ! cria Tom.
-Par contre, s’il te plaît, ne crie pas…
-Oki ! répéta-t-il en murmurant.
Il revint paré de longues chaussettes, du bonnet violet d’Océane qui lui tombait un peu sur les yeux et de gants.
Elles jouèrent pendant une demi-heure environ à divers jeux, puis Ginny proposa une histoire où il était question de sorciers et de magie.
« J’ai tout dans mon sac, dit-elle en sortant un livre d’un sac bleu en jeans.
Alors voilà, ça s’appelle la légende des trois frères.
-Jamais entendu parler.
-Il était une fois trois frères qui voyageaient au crépuscule, le long d’une route tortueuse et solitaire. Après avoir longtemps cheminé, ils atteignirent une rivière trop profonde pour la traverser à gué…
-Dis c’est quoi gai ? demanda Tom dans un murmure.
-Gué ? C’est un endroit où on peut traverser une rivière à pied, sur un animal ou en voiture sur le fond, sans être emporté par l’eau.
-Continue !
-…Et trop dangereuse pour la franchir à la nage. Les trois frères, cependant, connaissaient bien l’art de la magie. Aussi, D’un simple mouvement de baguette, ils firent apparaître un pont qui enjambait les eaux redoutables de la rivière. Ils étaient arrivés au milieu du pont lorsqu’une silhouette encapuchonnée se dressa devant eux en leur interdisant le passage.
C’était la mort et elle leur parla…

-La mort elle parle ? demanda Tom, qui murmurait toujours.
-C’est un conte, Tom. Continue, Ginny !
-C’est un conte de fées, il n’y a pas tout qui est vrai !
-Oki, dit Tom, toujours en murmurant.
-…Elle était furieuse d’avoir été privée de trois victimes car, d’habitude, les voyageurs se noyaient dans la rivière. Mais elle était rusée. Elle fit semblant de féliciter les trois frères pour leurs talents de magiciens et leur annonça que chacun d’eux avait droit à une récompense pour s’être montré si habile à lui échapper.
Elle leva la tête de son livre, qu’elle referma en coinçant un doigt dedans.
-Vous choisiriez quoi ?
-Un train magique ! Comme celui-là mais qui fait « Tchou Tchou » et qui roule tout seul… dit-il.
-Des pouvoirs magiques ! Je pourrais dire : Viens, "L'épée Légendaire et l'Elfe malin" ! Et le livre viendrait tout seul !
-On t’a déjà dit que tu étais paresseuse ? Demanda Ginny en riant.
-Euh… Une, deux, trois, quatre…Fit-elle en comptant sur ses doigts. C’est ça, quatre… Millions de fois !
Les nouvelles amies entrèrent dans un fou rire quasiment inexpliqué. Seule la petite voix de Tom put le troubler :
-Encore l’histoire ?
Ginny arrêta avec peine de rire et rouvrit le livre aux pages entre lesquelles elle avait mis un doigt.
-Le plus âgé des frères, qui aimait les combats, lui demanda une baguette magique plus puissante que toutes les autres, une baguette qui garantirait toujours la victoire à son propriétaire, dans tous les duels qu’il livrerait, une baguette digne d’un sorcier qui avait vaincu la Mort ! La Mort traversa alors le pont et s’approcha d’un sureau, sur la berge de la rivière. Elle en fabriqua une baguette avec l’une des branches et en fit don à l’aîné. Mmmh… J’aurais demandé un moyen de lire l’avenir, fit-elle pensivement en s’interrompant.
-Le deuxième frère, qui était un homme arrogant, décida d’humilier la Mort un peu plus et demanda qu’elle lui donne le pouvoir de rappeler les morts à la vie. La Mort ramassa alors une pierre sur la rive et la donna au deuxième frère en lui disant que cette pierre aurait le pouvoir de ressusciter les morts.
Elle demanda ensuite au plus jeune des trois frères ce qu’il désirait. C’était le plus jeune mais aussi le plus humble et le plus sage des trois, et la Mort ne lui inspirait pas confiance. Aussi demanda-t-il quelque chose qui lui permettrait de quitter cet endroit sans qu’elle puisse le suivre. À contrecœur, la Mort lui tendit sa propre Cape d’Invisibilité.
Puis elle s’écarta du chemin et autorisa les trois frères à poursuivre leur chemin, ce qu’ils firent, s’émerveillant de l’aventure qu’ils venaient de vivre et admirant les présents que la Mort leur avait offerts.
Au bout d’un certain temps, les trois frères se séparèrent, chacun se dirigeant vers sa propre destination.
L’aîné continua de voyager pendant plus d’une semaine et arriva dans un lointain village. Il venait y chercher un sorcier avec lequel il avait eu une querelle. À présent, bien sûr, grâce à la Baguette de Sureau, il ne pouvait manquer de remporter le duel qui s’ensuivit. Laissant son ennemi mort sur le sol, l’aîné se rendit dans une auberge où il se vanta haut et fort de posséder la puissante baguette qu’il avait arrachée à la Mort en personne, une baguette qui le rendait invincible, affirmait-il.
Cette même nuit, un autre sorcier s’approcha silencieusement du frère ainé qui dormait dans son lit, abruti par le vin. Le voleur s’empara de la baguette et, pour faire bonne mesure, trancha la gorge du frère aîné.
Ainsi la Mort prit-elle le premier des trois frères.
Pendant ce temps, le deuxième frère rentra chez lui où il vivait seul. Là, il sortit la pierre qui avait le pouvoir de ramener les morts et la tourna trois fois dans sa main. À son grand étonnement et pour sa plus grande joie, la silhouette de la jeune fille qu’il avait un jour espéré épouser, avant qu’elle ne meure prématurément, apparut aussitôt devant ses yeux.
Mais elle restait triste et froide, séparée de lui comme par un voile. Bien qu’elle fût revenue parmi les vivants, elle n’appartenait pas à leur monde et souffrait de ce retour. Alors, le deuxième frère, rendu fou par un désir sans espoir, finit par se tuer pour pouvoir enfin la rejoindre véritablement.
Ainsi la Mort prit-elle le deuxième frère.
Pendant de nombreuses années, elle chercha le troisième frère et ne put jamais le retrouver. Ce fut seulement lorsqu’il eut atteint un grand âge que le plus jeune des trois frères enleva sa Cape d’Invisibilité et la donna à son fils. Puis il accueillit la Mort comme une vieille amie qu’il suivit avec joie et, tels des égaux, ils quittèrent ensemble cette vie.

-C’est fini, ajouta-t-elle en fermant le livre.
Tom était endormi depuis le passage de la Pierre de Résurrection et Ginny se proposa d’aller le porter dans son lit. Elle regarda son amie monter avec son frère dans les bras puis s’assit en tailleur.
Ginny revint. Elle était très silencieuse et Océane fut surprise lorsqu’elle arriva derrière elle.
-Tom dort à poings fermés, fit-elle.
-Tu as des frères et sœurs ?
-Oui.
-Combien ?
-Six.
-Six ?! Oh mon dieu !
-Ben oui… Mais ça va encore. Les pires sont Fred et Georges, des jumeaux. Mais à la maison ils restent dans leur chambre et ils font… Du bruit. Sinon il y a Charlie et Bill, Percy qui fait ses études, Ron qui fait aussi ses études… Il a un an de plus que moi, Ron. Il y a aussi ma mère qui prépare de bons plats, et mon père qui travaille…
Elle rougit et s’interrompit.
-Et toi ?
-Ben, il y a Tom, qui va entrer à l’école, mon père, qui travaille comme masseur, ma mère, qui travaille comme restauratrice à mi-temps à Londres et qui partage son restaurant avec une amie à elle. Et voilà.
-Alors, si on jouait à…
Mais Ginny fut interrompue par Élise Warren qui ouvrit la porte à la volée :
-La fête va commencer… Où est Tom ?
-Il dort, maman.
-Euh… Comment tu t’appelles ? Demanda-t-elle à Ginny sur laquelle elle reporta soudain son attention.
-Ginny Weasley, madame.
-Oh, tu fais partie de la famille Weasley ? Bon, les filles, il y a le marché ambulant, cette année. Voici…
Elle fouilla dans sa besace en cuir noir et en sortit quatre billets et des pièces qu’elle fourra dans les mains de Ginny et de sa fille. Elle sortit aussi une petite feuille de papier sur laquelle elle griffonna un mot.
-…Pour vous.
Elle sortit un cinquième billet et quatre autres pièces.
-Et Luna, ajouta-t-elle.
-Merci !
-Oh, Ginevra, ta mère m’a demandé de lui donner…
Elle désigna d’un coup de menton le sac bleu de Ginny qui le lui tendit après avoir rangé Les contes de Beedle le Barde à l’intérieur.
Puis elle sortit en coup de vent. Un peu de neige ornait le paillasson de la maison, apportée par le vent.
-Elle t’a donné combien ?
-Euh…16 £ et toi ?
-33 £ ! Et il y a un mot… Profite pour une fois.
- Pourquoi elle dit ça ?
-Les Weasley n’ont jamais eu… Beaucoup de… D’argent…, fit-elle le teint rougissant sous ses innombrables taches de rousseur. Donc on prend le nécessaire et un peu plus si on a assez…
-Oh… Je reviens, je vais juste chercher…
Océane alla dans sa chambre, et prit son sac en jean, celui à plusieurs poches, avec la bandoulière, et sa tirelire. Elle prit un billet de 10 £ dedans, et le mit dans son sac à côté de ce que sa mère lui avait donné dans son petit porte-monnaie. Elle prit aussi un paquet de marshmallows à partager : chaque année, ils faisaient un feu sur la place du village. Un tube de baume à lèvres ne sera jamais de trop, et le petit téléphone à touches… On n’était jamais trop prudent. Elle dévala les escaliers et se rendit compte que Ginny n’avait pas de poches à sa veste. Elle remonta :
-J’en ai pour deux minutes !
Elle sortit du tiroir sous son lit un autre sac, un peu plus petit et de couleur rouge. Elle prit dans son propre sac le billet de dix livres et le mit dans la poche intérieure du sac en cuir. Puis, elle redescendit les escaliers et le tendit à Ginny, qui avait déjà mis ses bottes et passait son écharpe autour de son cou. Lorsque sa tête émergea dans le col de sa veste polaire, elle mit son argent dans la poche intérieure où se trouvait déjà le billet. Mais, trop occupée à regarder les détails de la broderie sur le cuir couleur sang, elle ne remarqua le remarqua pas. Les filles enfoncèrent leurs bonnets respectifs -Jaune pour Ginny, violet pour sa nouvelle amie- sur leurs têtes, en cachant bien leurs oreilles, et sortirent dans le blizzard.
Leurs longs manteaux furent vite couverts de neige, et Océane regretta de ne pas avoir pris de parapluie. Elles tournèrent à gauche après deux minutes de marche et Océane dit :
-J’aimerais qu’il ne neige plus !!!
Les flocons se firent plus légers, plus petits, jusqu’à disparaître, cinq minutes après qu’Océane eut souhaité qu’il ne neige plus.
Ginny la regarda avec surprise.
-Ça veut dire quoi ? Demanda Océane.
-C’est de la chance, sans doute…, dit-elle en haussant les épaules.
Et donc, qu’allaient-elles acheter au marché ? l’année d’avant, les marchands et leurs roulottes-stands étaient restés bloqués par la neige. Ils étaient partis la nuit même du jour où ils étaient arrivés, et la neige avait fondu en trois heures le matin suivant, ce qui avait bien fait rire les gens du village.
Elle fut sortie de ses pensées par Ginny qui lui tirait la manche.
-Océane, regarde !
Elle leva la tête et vit une scène étrange, aussi familière qu’inconnue, car chaque année la décoration changeait.
Au-dessus de personnes agglutinées en plusieurs groupes étaient suspendus des lampions bleus, violets et indigo, tandis que sous les cantines étaient suspendus des lampions aux couleurs chaudes. Elle vit sa mère en dessous d’un lampion rouge, en grande conversation avec Mrs Weasley. Luna était assise seule sur un banc et son père était accoudé au bar. Il discutait avec…
-Amos Diggori !
-Ben quoi, Amos Diggori ?
La conversation ! Tout se mit en marche doucement dans la tête d’Océane. Le soir, la fenêtre, la magie…
-Un soir, j’ai entendu par la fenêtre ouverte une discussion entre Mr et Mrs Diggori… Ils parlaient d’un bureau « pluvieux », de sorts de premier cycle ou de quelque chose comme ça… D’un département des créatures magiques et d’un ministre pas content… Ensuite sa femme lui dit qu’il doit se reposer et un truc à propos d’une potion de sommeil… Tu en penses quoi ?
Océane ne pouvait se tromper : une expression à mi-chemin entre la gêne et l’inquiétude était passée sur le visage encadré de cheveux roux qui la fixait.
Ginny parla enfin :
-Et… Tu étais sûre d’être réveillée ?
-Oui… Tiens, regarde…
Elle enleva précautionneusement son gant droit et montra à sa nouvelle amie. Une entaille moyennement profonde lui barrait l’index. Ginny fit une grimace en voyant son doigt.
-Je me suis fait ça en fermant la fenêtre…
-Ok, fit-elle. Viens ici.
Elle la tira dans un endroit où personne n’était – ce n’était pas si difficile étant donné que presque tout le monde était à la fête – et la regarda dans les yeux :
-Un Moldu est une personne sans pouvoirs magiques.
Océane remarqua qu’elle avait les mêmes yeux que sa mère, couleur marron. Mais elle ne comprenait pas jusqu’à ce que Ginny continue :
-Il y a des sorciers, ici, à Loutry Ste Chaspoule. Beaucoup. Les Diggori en font partie. Tu as déjà vu leur fils Cédric à l’école ?
- Il y a quelques années, oui, mais après plus… Je l’y ai vu pour la dernière fois il y a quatre ans, je crois…
Océane rougit en parlant de Cédric.
-Et après, Amos t’a dit quelque chose à son sujet ?
-Qu’il était à un collège…
-Mais lequel ?
-Je ne sais pas. Il ne l’a pas dit.
-Et tu l’as vu - Cédric, pas Amos - dernièrement ?
-Oui, au commencement des vacances d’été, l’an dernier, et l’année d’avant, et…
-Et les autres vacances ? la coupa Ginny.
-Euh… Non.
-Il est à une école de sorciers.
-Où ?
-Vers Londres.
-Ah… Et toi, comment tu sais ça ?
-Je suis une sorcière.
-Mais tes parents aussi ?
-Oui.
-Ils peuvent faire apparaître de l’argent, alors !
-Non, à cause de la loi de Gamp sur la métamorphose élémentaire désignent ce qui ne peut être créé par la magie. Il existe cinq exceptions à la loi de Gamp, la nourriture, l’amour, l’argent, la vie, et… Je ne retiens jamais la dernière. Ah, oui, les baguettes magiques. Le pouvoir, quoi.
-Ah… Mais Luna est aussi une sorcière, du coup ?
-Oui.
-Et moi ?
-Il faudra voir… Mais ne dis rien de ce que je t’ai dit sinon j’appelle ma maman et elle te jette un sort.
Océane n’arrivait pas à deviner si Ginny mentait ou pas sur ce point, mais elle se promit de ne pas dire ce qu’elle lui défendrait de dire, au cas où…
-Regarde ce que je sais faire, poursuivit Ginny.
Elle tint son sac à bout de bras et lui fit une caresse. Le sac s’ouvrit et prit son envol. Il passa assez près d’Océane qui dût se baisser. Puis il prit la direction de l’église.
-Reviens ! lui cria Ginny.
Le sac vint docilement se poser sur son bras, et se referma.
-Wouah !
- Et Ron fait ses études en magie…
-Toi pas ?
-J’irai à Poudlard l’année de mon dixième anniversaire…
-L’année prochaine, quoi… Trop de bol… Tu me ramèneras des trucs de là-bas ?
-Oui, et même ma baguette magique si j’ai le droit. Mais il faut d’abord les acheter…
-Trop cool ! s’extasia Océane.
-Je crois que nos parents nous attendent et ce serait dommage de ne pas profiter du marché, fit Ginny.
-C’est vrai.
Elles revinrent vers le marché ambulant. Maintenant que la nuit était tombée, le marché devenait comme hypnotisant, presque irréel.
Les deux amies se précipitèrent vers Luna, qui dansait maintenant en agitant les bras. Leurs souffles faisaient des petits nuages blancs devant leurs visages. Certains parents chantaient I’ve been thinking about you sur la musique et entamaient le deuxième couplet dans un nuage blanc :

Suddenly we're strangers
I watch you walking away
She was my one temptation
Though I did not want her to stay

-Ils semblent bien s’amuser, remarqua Ginny en regardant Éric tournoyer.
Xenophilius s’avança :
-Une photo ?
-Pourquoi pas ?
Xenophilius sortit son appareil et prit la photo. Elle sortit en trois exemplaires.
-Je l’ai un peu bricolé, dit-il.
Il tourna l’appareil et désigna une molette ou il était marqué « exemplaires ». La flèche était pointée sur le chiffre trois. Les filles prirent leurs exemplaires respectifs et Océane mit sa photo dans sa poche.
Océane fouilla dans son sac et tendit 14 £ à Luna.
-De la part de ma famille pour s’acheter quelque chose au marché.
-Oh, merci, répondit Luna en prenant l’argent dans son unique gant qui couvrait sa main droite.
-Pourquoi tu n’as qu’un gant ? lui demanda Ginny.
Océane savait la réponse avant que Luna ne lui réponde :
-Ce sont les Nargols qui n’ont pris celui-ci, fit-elle en désignant sa main gauche d’un doigt recouvert de tissu bleuté. Ils m’ont pris beaucoup d’autres choses, mais mon gant c’est assez embêtant…
Ginny s’éloigna en direction de ses parents. Son père était grand et avait le crâne dégarni tandis que Molly Weasley était petite et replète.
-Je sais ce que veut dire Moldu,
-Ah ? fit Luna. Ouf, alors !
-Je viens de l’apprendre.
-Par qui ? demanda Luna avec des yeux ronds, en temps normal déjà exorbités.
-Ginny.
L’intéressée parlait maintenant avec la mère de Luna, toujours avec son teint clair et ses yeux étincelants.
-Quoi ? s’exclama Luna.
-Oui. On va au marché ?
-Euh, fit Luna un peu désorientée par ce brusque changement de sujet. Oui, d’accord. Je dis juste à Maman que…
Elle n’acheva pas sa phrase et fila en direction du lampion orangé sous lequel se trouvaient Ginny et Pandora.
Ginny rejoint bien vite le duo et elles marchèrent vers le marché.
Océane faisait le tri dans sa tête pendant qu’elles marchaient.
Il y a des sorciers, des « Moldus », des baguettes magiques et des écoles de magie, ainsi que des magasins pour chaudrons et plumes.
Elle devait avoir le regard un peu vague puisque Ginny lui demanda :
-Tu penses à quoi ?
-Hein ? Fit-elle. Ah, à la rentrée…
-Ok, répondit-elle.
C’était un mensonge et, apparemment, Ginny Weasley savait lire sur les gens. Cependant, elle n’ajouta rien.
 

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