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[QUOTE="Caméo, post: 611473"] [HEADING=2]À Samuel Bernard[/HEADING] [ATTACH type="full"]40583[/ATTACH] Voltaire (1694-1778) (Au nom de Madame de Fontaine-Martel.) C’est mercredi que je soupais chez vous Et que, sortant des plaisirs de la table, Bientôt couchée, un sommeil prompt et doux Me fit présent d’un songe délectable. Je rêvais donc qu’au manoir ténébreux J’étais tombée, et que Pluton lui-même Me menait voir les héros bienheureux Dans un séjour d’une beauté suprême ; Par escadrons ils étaient séparés ; L’un après l’autre il me les fit connaître. Je vis d’abord modestement parés Les opulents qui méritaient de l’être : Voilà, dit-il, les généreux amis ; En petit nombre ils viennent me surprendre ; Entre leurs mains les biens ne semblaient mis Que pour avoir le soin de les répandre. Ici sont ceux dont les puissants ressorts, Crédit immense, et sagesse profonde, Ont soutenu l’état par des efforts Qui leur livraient tous les trésors du monde. Un peu plus loin, sur ces riants gazons, Sont les héros pleins d’un heureux délire, Qu’Amour lui-même en toutes les saisons Fit triompher dans son aimable empire. Ce beau réduit, par préférence, est fait Pour les vieillards dont l’humeur gaie et tendre Paraît encore avoir ses dents de lait, Dont l’enjouement ne saurait se comprendre. D’un seul regard tu peux voir tout d’un coup Le sort des bons, les vertus couronnées : Mais un mortel m’embarrasse beaucoup ; Ainsi je veux redoubler ses années : Chaque escadron le revendiquerait. La jalousie au repos est funeste : Venant ici quel trouble il causerait ! Il est là-haut très heureux ; qu’il y reste. Voltaire, [I]Épîtres, stances et odes[/I] [HEADING=2]Carte postale[/HEADING] [ATTACH type="full"]40584[/ATTACH] Sabine Sicaud (1913-1928) Quand l’anémone rouge et les jacinthes bleues Fleurissent les parcs d’Angleterre, Une petite fille en robe rouge ou bleue Descend les escaliers de pierre. De green, les parterres, le lierre, Les beaux arbres jamais taillés Et les sous-bois pleins de jacinthes… En robe rouge ou bleue – anémone ou jacinthe – Une petite fille est peinte Dans le printemps vert et mouillé De la vieille Angleterre. Sabine Sicaud, [I]Les poèmes de Sabine Sicaud, 1958 (Recueil posthume)[/I] [HEADING=2]Authenticité[/HEADING] Poèmes sur l’authenticité [ATTACH type="full"]40585[/ATTACH] Lorenzo Lippi, [I]La femme au masque[/I], 1640 [/QUOTE]
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