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[QUOTE=".Abîme., post: 511274, member: 7323"] Salut, Ce serait une bonne chose pour les groupes, tu penses que si tu l'incitais en l'encourageant et en y allant avec elle (j'imagine que c'est possible), elle bloquerait toujours catégoriquement ? Y aller avec quelqu'un de proche la rassurerait, lui mettrait moins de pression ... A défaut il y a des lignes d'écoutes spécialisées pour les victimes, je n'ai pas les numéros sous la main mais ça doit se googler facilement. L'encourager à en parler virtuellement dans des endroits bien gérés de soutien entre victimes l'aiderait également. Pour les preuves, va savoir, peut-être moyen de retrouver quand même des traces si il y en avait, avec des logiciels dédiés, ça s'est déjà vu, je ne sais pas si ils vont jusque là pour une plainte pour abus, mais qui sait ... enfin, un an fait beaucoup, ça a dû être "recouvert" mais bon. Il est possible de porter plainte en ligne, maintenant, je crois, ou au moins une pré-plainte qui facilite les choses, et possible aussi d'aller dans n'importe quel commissariat, ça pourrait être intéressant d'essayer d'avoir des échos avant, les flics sont de plus en plus formés, après c'est la loterie, tomber sur quelqu'un d'empathique ou pas ... je crois qu'elle peut demander à être reçue par une femme, aussi, ça peut aider. En tout cas on n'y est pas mais ça peut être important pour la reconstruction de soi, la réhabilitation, être reconnue, psychologiquement ça catalyse beaucoup de choses. Bonjour le psy, purée ... Tu es sûr qu'elle y a été et n'a pas dit ça si pour, si elle est en résistance contre le fait de parler, dire "j'ai essayé, pas la peine" afin de ne pas se confronter à l'expression de son vécu, ni s'y faire pousser ? Ca peut paraître tarabiscoté comme raisonnement, et si vous êtes vraiment proches, ce n'est sûrement pas le cas, mais bon ... en oubliant cette hypothèse, c'est un psy qu'elle voyait déjà pour autre chose, ou à qui elle a parlé suite à ça ? Il est dans un CMP ? Bravo en tout cas du soutien que tu lui apportes, déjà pouvoir parler dans un tel cas, fait beaucoup, tu fais sûrement plus que tu ne le crois ... C'est important qu'elle comprenne qu'elle n'y est pour rien et qu'elle est la victime, en tout cas, dans de tels vécus il peut y avoir une culpabilité, une sorte de déni du caractère de l'expérience à posteriori afin de la "banaliser", ou de reporter sur soi quelque chose qui n'est pas de sa faute, un moyen paradoxalement de se sentir moins victime, car victime de soi et pas victime tout court ... enfin. Il en dit quoi son copain, il a à coeur de l'aider, ou il est un peu "décontenancé" ? Faudrait l'encourager à parler à des adultes ... et je ne dis pas de la trahir, se sentir exposée en quelque chose d'aussi intime peut faire mal, et plus encore faire se refermer, mais ça dépend au final, en outrepassant son blocage et en en parlant à quelqu'un d'ouvert et empathique, ça peut être libérateur, sans compter que vous seriez encouragés, accompagnés pour peut-être avancer avec ça, porter plainte ... Elle a dans son entourage des gens fiables et aptes à l'aider ? Question qui peut paraitre conne mais parfois, même niveau parents et proches, il n'y a pas toujours les bonnes réactions ... L'encourager à voir un autre psy serait bien, vous pouvez vous renseigner pour certains qui pratiquent l'EMDR, par exemple, une méthode qui peut aider, ou qui sont "spécialisés" dans les violences, en cherchant un peu il y a moyen de cibler, voir un peu leur formation pour certains, lire les avis, ça reste faillible mais des fois peut aider à tomber sur un bon ... Il vaudrait mieux que ce soit une psy, une femme, ça créerait un sentiment de compréhension plus humain, plus "viscéral", je pense. C'est important aussi de lui faire ressentir que tous ses "troubles" quant à ça, ses blocages, peurs, qui peuvent peut-être la bloquer dans sa vie et/ou relationnellement sont surpassables, et normaux, et n'excluent pas du tout qu'elle puisse aller mieux, guérir, apprendre à vivre avec cela ... bref, selon son degré de perturbation suite à ça, qu'elle ne tombe pas dans la dépression et le découragement en se vivant comme "trop brisée pour la vie" ... Peut-être que lui faire lire des publications aidantes, des témoignages inspirants de psychologies, victimes, etc. aiderait. Purée je ne te dis pas les conseils bateaux que je débite depuis ce post, là, ça y va :lol: ... mais bon ce sont parfois des petites choses, et leur ensemble, qui dans une situation où on n'a pas accès à plus, peuvent aider, initier quelque chose. Bon courage à toi, à elle, et désolé de ces conseils pas si aidants, en tout cas de beaux pas déjà ont été faits: en parler, avoir déjà vécu un an avec sans sombrer ... ton aide maintenant ... avec les mois, années, vu comme c'est initié, ça va avancer et aller vers le mieux. ;) Pour la plainte, faut pas la pousser non plus prématurément, ça peut être difficile, et si peu de preuve, c'est vrai que ça peut finir en non lieu, et ça peut être destructeur, le sentiment d'avoir "fait ça pour rien" ... après si enquête sérieuse, même si de votre point de vue pas de preuves directes, il y a souvent moyen de confondre l'agresseur. Bref, en tout cas chaque chose en son temps, au bout d'un an une plainte n'est pas le plus urgent, ça l'est au tout début, mais maintenant je pense que mieux vaut viser le mieux humain, et ensuite, sur ce socle, émergera naturellement le sentiment d'être prête à porter plainte, si ça doit. Si son ex copain est bête, moyen peut-être de le piéger en lançant une convers sur cela, lui demandant des comptes, en lui parlant de ce moment là, en le lui reprochant ... dans le feu de la convers, si il parle à chaud sans se méfier il pourrait bien faire une sorte d'aveu, après ça impliquerait de lui reparler et ne serait peut-être pas facile pour elle ... bref, juste une idée secondaire. Bon courage. :jap: [/QUOTE]
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