Ce n'est pas de moi mais ça me plaît tellement...
On ne nous a pas mis des chars dans les rues. On ne nous a pas collé un uniforme sur le dos.
On ne nous a pas annoncé une dictature. Non.
On a fait bien pire. On a installé une pieuvre.
Une pieuvre silencieuse. Une pieuvre propre.
Une pieuvre qui sourit. Chaque tentacule a l’air gentil pris séparément.
Mais ensemble, ils serrent. Un petit contrôle ici.
Un petit “pour votre sécurité” là. Un petit “pour protéger les enfants”.
Un petit “contre la haine”. Un petit “contre la désinformation”.
Et pendant que tu hoches la tête, la pieuvre t’enlace.
Un tentacule sur tes réseaux. Un tentacule sur ton identité.
Un tentacule sur tes messages privés. Un tentacule sur ton argent.
Un tentacule sur ton chauffage. Un tentacule sur ce que tu peux dire.
Un tentacule sur ce que tu peux lire.
Rien de brutal.
Tout est progressif.
C’est ça le génie pervers du système.
On ne t’interdit pas. On “régule”.
On ne te censure pas. On “modère”.
On ne te surveille pas. On “protège”.
On ne t’oblige pas. On “conditionne”.
Et un jour tu te réveilles, et tu réalises que tu vis dans une cage. Mais une cage confortable.
Avec Netflix. Avec des livraisons Amazone.
Avec des écrans partout.
Alors beaucoup se disent :
“Bah ça va encore.”
Jusqu’au jour où tu veux t’opposer. Jusqu’au jour où tu veux refuser.
Jusqu’au jour où tu veux penser autrement.
Et là tu découvres que :
Ton compte saute. Ton message disparaît.
Ton accès est limité. Ton identité devient obligatoire.
Ton anonymat est mort. Pas parce que tu es un criminel.
Mais parce que tu n’es pas docile. Tu as le tort de réfléchir.
C’est ça, le totalitarisme moderne.
Pas des bottes. Pas des cris. Pas des drapeaux.
Non ! Rien de tout cela...
Non, juste des formulaires. Des algorithmes.
Des règlements. Des plateformes complices.
Une dictature sans visage.
Et pendant que la pieuvre serre, les politiciens expliquent que c’est “pour ton bien”.
Comme toujours dans l’Histoire.
La vérité est simple :
Quand un pouvoir a besoin de contrôler la parole, c’est qu’il a peur.
Quand un pouvoir a besoin de surveiller tout le monde, c’est qu’il a perdu toute légitimité.
Quand un pouvoir méprise son peuple, il ne gouverne plus. Il administre un troupeau.
Ce n’est pas une dérive. C’est un projet.
Et la seule chose qui leur fait encore peur, ce n’est pas seulement la violence
d'un peuple qui pourrait se réveiller, les détruire. Même avec leurs lunettes bleues.
Ce qui leurs fait peur, c’est la lucidité. Notre éveil...
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